Nîmes : un chauffard déjà condamné pour homicide écope de 18 mois de prison
Nîmes : chauffard condamné pour homicide écope 18 mois prison

Un récidiviste de la route devant la justice nîmoise

Un jeune homme de 26 ans, résidant à Nîmes, déjà condamné à deux reprises pour des infractions routières dont un homicide involontaire, a de nouveau comparu devant le tribunal correctionnel de la ville. Cette fois, il était jugé pour une course-poursuite effrénée de près de 20 minutes avec les forces de l'ordre, survenue dans la nuit du 21 février dernier.

Une fuite désespérée sous l'emprise de l'alcool

Après une soirée arrosée entre amis, le prévenu a pris le volant pour rentrer chez ses parents. Croisant une patrouille de la brigade anticriminalité (Bac) de Nîmes, il refuse catégoriquement de s'arrêter, déclenchant une poursuite haletante. Le conducteur a multiplié les infractions : sens interdit, vitesse excessive, et même une course sur l'autoroute. Malgré le déploiement de dispositifs « stop stick » qui ont crevé trois de ses pneus, il a persisté dans sa fuite.

Ce n'est qu'à proximité du tri postal de Saint-Césaire, bloqué par un barrage policier, qu'il a finalement été interpellé. Un contrôle a révélé un taux d'alcool de 0,58 mg par litre d'air expiré, confirmant la gravité de son état au moment des faits.

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Une défense centrée sur le traumatisme carcéral

Lors de l'audience du 23 mars, après un premier renvoi, la procureure a requis 24 mois de prison ferme, avec révocation d'un précédent sursis de 6 mois, portant la peine totale à 30 mois d'incarcération. L'avocat du jeune homme, Me Geoffrey Piton, a plaidé pour une sanction avec sursis, mettant en avant l'impact psychologique de la détention provisoire sur son client.

« Il ne sort pas en promenade, il est isolé. Dans la cellule, lors de sa précédente présentation devant le tribunal, les policiers ont dû intervenir car ses codétenus s'en prenaient à lui », a-t-il expliqué, tentant d'émouvoir la cour.

Une condamnation ferme malgré les arguments de la défense

Le tribunal, cependant, n'a pas été convaincu par ces arguments. Après délibéré, il a condamné le conducteur à 18 mois de prison ferme, avec révocation du sursis précédent, et a prononcé l'annulation de son permis de conduire pour une durée d'un an. Cette décision souligne la sévérité de la justice face à la récidive routière, surtout lorsqu'elle implique des antécédents aussi lourds qu'un homicide involontaire.

Ce jeune Nîmois, décrit comme bien intégré et ancien brillant élève, semble confronté à un problème persistant avec la conduite automobile. Ses condamnations antérieures, assorties de sursis, n'ont visiblement pas suffi à le dissuader de reprendre le volant dans des conditions dangereuses, mettant en péril sa vie et celle des autres.

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