Nîmes : une saisie majeure de cannabis conduit un quinquagénaire devant la justice
La brigade anticriminalité de Nîmes a réalisé une saisie significative jeudi dernier dans un appartement situé rue Pierre-Sémard. Les policiers ont découvert pas moins de dix kilos de résine de cannabis, mettant en lumière un trafic local de stupéfiants.
Un stockage pour "dépanner" un jeune
Lors de son audition en comparution immédiate ce lundi 23 mars devant le tribunal correctionnel de Nîmes, le prévenu, un homme d'une cinquantaine d'années, a reconnu avoir "stocké" la drogue. Il a expliqué avoir agi pour "dépanner" un jeune dont il a refusé de révéler l'identité, affirmant que cette implication lui permettait également de prélever une partie de la marchandise pour sa consommation personnelle.
Son avocate, Me Agathe De Batz, a souligné la situation de détresse de son client. "Il a perdu toute sa famille et s'est remis à fumer du cannabis", a-t-elle déclaré, ajoutant que "le jeune était le seul à lui accorder un peu d'attention".
La question des inscriptions DZ mafia
Ce qui a particulièrement retenu l'attention du parquet, ce sont les inscriptions retrouvées sur la boîte aux lettres du prévenu, évoquant une possible appartenance à la DZ mafia. Le quinquagénaire s'est défendu avec véhémence : "Je n'ai rien à voir avec eux. L'autocollant 'Dezed' correspond à une marque de vêtements connue dans le milieu du rap, qui existait bien avant la DZ mafia. Quant à l'inscription DZ, elle fait simplement référence à mes origines algériennes."
Une condamnation avec sursis probatoire
La procureure avait requis trois ans de prison avec maintien en détention. Après délibéré, le tribunal a pris en compte la personnalité du prévenu et l'a relaxé des infractions de complicité d'offres et de cession de stupéfiants qui lui étaient reprochées.
En revanche, il a été reconnu coupable de détention de stupéfiants. Sa peine s'élève à dix-huit mois de prison, totalement assortis d'un sursis probatoire d'une durée de deux ans. Cette décision judiciaire met fin à une affaire qui a mobilisé les forces de l'ordre nîmoises et illustre les complexités du trafic de drogue dans la région.



