Mort suspecte d'un détenu à la prison de Nîmes : le parquet évoque des lésions de violences
Un détenu de 22 ans a été retrouvé mort dans sa cellule à la maison d'arrêt de Nîmes, samedi 28 mars. Selon le parquet, l'examen du corps a révélé des lésions évocatrices de violences sur la face et le corps du défunt, ce qui a conduit à l'ouverture d'une enquête pour meurtre.
Les circonstances de la découverte
Le décès a été découvert samedi matin par un agent pénitentiaire lors de l'appel quotidien. Le détenu, qui partageait sa cellule avec deux autres hommes, ne s'est pas manifesté. Retrouvé inanimé, il a bénéficié d'une tentative de réanimation qui s'est avérée vaine. Le personnel de l'établissement a immédiatement alerté les autorités.
L'enquête en cours
Nathalie Welte, procureure de la République adjointe de Nîmes, a précisé dans un communiqué que les causes précises du décès n'ont pas encore été déterminées. L'autopsie est prévue pour lundi 30 mars. Dans l'intervalle, une enquête pour meurtre a été confiée au Service interdépartemental de Police judiciaire du Gard.
Les codétenus en garde à vue
Les deux hommes partageant la cellule, âgés de 24 et 22 ans, ont été placés en garde à vue. Tous deux avaient déjà été condamnés pour des faits de violences aggravées. Selon le parquet, ils déclarent ne pas s'être rendus compte du décès de leur codétenu avant sa découverte par les surveillants.
Contexte carcéral difficile
La maison d'arrêt de Nîmes est connue pour sa surpopulation chronique, avec un taux d'occupation dépassant régulièrement les 200%. Cette situation rend les conditions d'incarcération particulièrement difficiles et complique le travail des agents pénitentiaires. Le détenu décédé, condamné à une courte peine, était libérable à l'été 2026.
Les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances exactes de ce décès, qui soulève des questions sur la sécurité dans les établissements pénitentiaires surpeuplés.



