Montpellier : un an de prison ferme pour un homme ayant volé des vélos et trottinettes pour financer sa cocaïne
Montpellier : un an de prison pour vols de vélos et trottinettes

Montpellier : un an de prison ferme pour des vols de vélos et trottinettes destinés à financer une addiction

Un homme de 48 ans, prénommé Nabil, a été condamné ce lundi 16 mars à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Montpellier. Il était jugé pour avoir volé un vélo électrique et deux trottinettes dans le parking de la Comédie, le hub des mobilités de la ville, les 20 janvier, 6 et 13 mars.

Des faits établis grâce à la vidéosurveillance

Les caméras de vidéosurveillance ont permis d'identifier l'individu en train de commettre ces vols. Les policiers l'ont interpellé avec une pince coupante dans son sac à dos, utilisée pour briser les antivols, ainsi que deux cartes de transport Tam qui n'étaient pas à son nom. Placé en détention provisoire, il comparaissait en état de récidive légale, après avoir été condamné en juillet 2025 pour des faits similaires.

Une addiction à la cocaïne au cœur du dossier

Devant les juges, Nabil a reconnu les faits et expliqué ses motivations. "J'ai volé les vélos pour les revendre afin d'acheter de la drogue", a déclaré cet homme originaire des Comores. Son avocate a précisé : "Il avait besoin d'argent pour financer sa cocaïne. Il était parfaitement inséré et a eu une vie exemplaire pendant 40 ans." Elle a plaidé pour une peine entièrement assortie d'un sursis, mettant en avant les tentatives de sevrage de son client.

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Un lourd préjudice pour les victimes

L'avocate des deux parties civiles a détaillé les conséquences matérielles de ces vols. Une des trottinettes appartenait à une adolescente de 15 ans. Le préjudice a été chiffré à 1 098 euros pour le vélo électrique et 427 euros pour la trottinette, en tenant compte du remplacement nécessaire. Le procureur a rappelé l'impact pratique : "Quand on se fait voler son outil de déplacement, on doit d'abord se débrouiller pour se déplacer, puis acheter un autre vélo ou une autre trottinette. Il faut aussi déposer plainte, négocier avec l'assurance..."

Le tribunal suit les réquisitions du parquet

Le procureur avait requis 18 mois d'emprisonnement dont 6 avec sursis, avec maintien en détention, estimant que "la cocaïne est selon moi un prétexte". Les juges ont suivi cette position en prononçant la peine d'un an de prison ferme. À sa sortie, Nabil devra travailler, soigner son addiction, et payer environ 1 300 euros au Trésor public et pour dédommager les parties civiles.

Cet homme cumule six condamnations à son casier judiciaire depuis 2018, dont des violences sur son ex-épouse, avec laquelle il a eu trois enfants. Il a expliqué aux juges ne pas voir ses enfants âgés de 17 et 15 ans depuis un an, une décision qu'il assume dans le contexte de sa descente dans la toxicomanie.

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