Un laser pointé sur un hélicoptère de la gendarmerie : un crash évité de justesse à Grasse
Laser sur hélicoptère : crash évité de justesse à Grasse

Un incident grave évité de justesse dans le ciel azuréen

Dans la nuit du 26 août 2024, un hélicoptère de la gendarmerie nationale effectuait des recherches à basse altitude au-dessus de Vallauris, dans les Alpes-Maritimes. L'équipage, composé d'un pilote et de deux mécaniciens, était mobilisé suite à un drame survenu à Mougins, où un gendarme motard avait perdu la vie lors d'un refus d'obtempérer. Alors que l'appareil survolait la zone aux alentours de 23 heures, un faisceau laser vert provenant du sol a soudainement ébloui les trois hommes, contraignant le pilote à effectuer une manœuvre d'urgence pour éviter un crash potentiel.

Des jumelles à vision nocturne amplifiant le danger

Le mécanicien de bord, présent au tribunal correctionnel de Grasse ce jeudi, a expliqué les risques encourus. « Il faut savoir que ces jumelles à vision nocturne amplifient la lumière, créant comme des flashs », a-t-il témoigné. « Pointer ce matériel sur les yeux peut aller jusqu'à endommager la rétine. » L'incident a mis en péril non seulement l'équipage mais aussi les habitants situés en dessous de l'hélicoptère, évitant de peu une tragédie aux conséquences désastreuses.

L'enquête et les aveux partiels du responsable

Rapidement identifié, l'auteur du geste a été interpellé à son domicile, où les enquêteurs ont saisi du matériel, notamment des lampes solaires et des lasers achetés en ligne. Lors de son audition, l'homme a nié avoir volontairement visé l'hélicoptère, affirmant plutôt cibler des cyprès près de sa résidence. Cependant, le mécanicien a insisté sur la gravité de l'acte : « Il a mis en danger notre équipage et les citoyens qui sont en dessous de nous ».

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Une condamnation pour mise en danger d'autrui

La procureur Cloé Moulin a souligné lors de l'audience que l'accusé ne semblait pas réaliser la portée de ses actes, requérant une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis. Le tribunal, présidé par Mariel Dubreuil, a finalement prononcé une condamnation à deux mois d'emprisonnement avec sursis pour mise en danger d'autrui avec un risque immédiat de mort ou d'infirmité. Cette décision intervient dans un contexte où de tels incidents, bien que rares, rappellent les dangers des lasers pointés vers les aéronefs, pouvant entraîner des accidents catastrophiques.

L'affaire, jugée en l'absence du prévenu qui ne s'est pas présenté, met en lumière les risques encourus par les forces de l'ordre lors d'opérations nocturnes et souligne l'importance de la sensibilisation aux dangers des lasers dans l'espace aérien.

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