Landes : 18 ans de réclusion criminelle requis contre Sylvain Rossetti pour deux tentatives d'enlèvement
Ce mercredi 18 mars 2026, dans la cité judiciaire de Mont-de-Marsan, le ministère public a présenté ses réquisitions lors du procès en cour d'assises des Landes de Sylvain Rossetti. L'homme de 41 ans est accusé de deux tentatives d'enlèvement particulièrement violentes, commises à treize ans d'intervalle.
Des faits similaires et d'une gravité incontestable
L'avocate générale a retracé avec précision les deux scènes, qu'elle a qualifiées de « parfaitement similaires » et d'une violence extrême. La première tentative remonte à 2010 à Gelos, près de Pau, où Sylvain Rossetti aurait tenté d'enlever une jeune femme de 21 ans. La seconde s'est produite en 2023 à Mont-de-Marsan, visant cette fois une adolescente de seulement 13 ans.
« Des faits qui ne font pas débat », a tranché la magistrate, insistant sur la facilité avec laquelle les crimes reprochés pouvaient être qualifiés. Elle a particulièrement souligné que la jeunesse de la victime montoise n'avait pas arrêté l'accusé dans son acte, démontrant selon elle une pulsion incontrôlable.
La question de la dangerosité au cœur des réquisitions
Face au jury d'assises, l'avocate générale a longuement développé sa réflexion sur la personnalité de Sylvain Rossetti. Elle a reconnu certaines zones d'ombre dans le dossier, notamment concernant la préméditation et les objectifs précis de ces tentatives d'enlèvement.
Cependant, la magistrate a été catégorique sur plusieurs points essentiels :
- Les actes étaient indéniablement motivés par un dessein sexuel
- La réitération des faits à treize ans d'intervalle démontre un schéma préoccupant
- Les victimes n'ont été relâchées que grâce à l'intervention de tiers, et non par la volonté de l'accusé
« Je ne peux pas vous rapporter la preuve de ce qu'il aurait fait », a déclaré l'avocate générale aux parties civiles, « mais cet homme est dangereux ».
Une peine lourde requise malgré les zones d'ombre
Après avoir exposé la complexité du dossier et les difficultés à déterminer la peine appropriée, le ministère public a finalement requis une sanction sévère. La magistrate a demandé :
- 18 ans de réclusion criminelle
- Une période de sûreté de 12 ans
Dans ses dernières observations, l'avocate générale a appelé les jurés à interroger la sincérité des déclarations de Sylvain Rossetti, rappelant que les faits n'avaient pas abouti uniquement grâce à des circonstances extérieures. « Le pire n'est pas arrivé, mais la dangerosité de cet homme ne fait aucun doute », a-t-elle conclu devant une salle d'audience attentive.
Le procès de Sylvain Rossetti s'est achevé ce mercredi après trois jours d'audience, laissant maintenant place aux délibérations du jury qui devra se prononcer sur la culpabilité de l'accusé et, le cas échéant, sur la peine à appliquer.



