La justice française alerte les autorités américaines sur des pratiques suspectes d'Elon Musk
Le parquet de Paris a officiellement confirmé ce samedi avoir signalé aux autorités américaines une possible « valorisation artificielle » des sociétés X et X IA orchestrée par Elon Musk. Cette révélation fait suite à une information initialement publiée par le journal Le Monde et soulève des questions cruciales sur les pratiques financières du milliardaire.
Une transmission d'informations spontanée vers les États-Unis
Selon les déclarations détaillées du parquet de Paris, une « transmission spontanée d'informations » a été formellement émise le 17 mars dernier. Cette communication a été adressée simultanément :
- Au ministère américain de la Justice, via le bureau d'entraide pénale internationale du ministère de la Justice français
- Aux avocats français représentant la Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisme fédéral américain de réglementation des marchés financiers
Cette démarche judiciaire intervient alors que le parquet de Paris mène une enquête approfondie sur le réseau social X, qui a notamment donné lieu à une perquisition dans ses locaux français début février.
La théorie de la polémique orchestrée
Les magistrats français développent une hypothèse particulièrement préoccupante : la polémique concernant les deepfakes à caractère sexuel générés par Grok, l'intelligence artificielle de X, pourrait avoir été délibérément créée ou amplifiée. L'objectif supposé serait de générer une valorisation artificielle des sociétés X et X IA, dans la perspective stratégique de l'introduction en Bourse prévue en juin 2026 de la nouvelle entité issue de la fusion entre Space X et X AI.
Des agissements potentiellement répréhensibles
Dans le cadre de leurs investigations, les magistrats parisiens estiment avoir identifié de possibles agissements répréhensibles imputables à Elon Musk lui-même. Ils ont donc « attiré l'attention de la SEC sur des renseignements apparus [...] et accessibles en source ouverte », selon les termes officiels du parquet.
L'enquête française, placée sous la direction du parquet de Paris, couvre un spectre particulièrement large de suspicions :
- L'utilisation d'algorithmes potentiellement biaisés
- Une complicité présumée dans la détention d'images pédopornographiques mettant en scène des mineurs
- Une complicité présumée dans la diffusion, l'offre ou la mise à disposition en bande organisée de telles images
- La création ou propagation de deepfakes à caractère sexuel
- Des actes de négationnisme
Cette affaire met en lumière les défis réglementaires transatlantiques posés par les géants technologiques et soulève des questions fondamentales sur l'éthique des pratiques financières dans le secteur des nouvelles technologies. La collaboration judiciaire franco-américaine dans ce dossier pourrait établir un précédent significatif pour le contrôle des manipulations de marchés dans l'ère numérique.



