Un cinquième délit routier pour un jeune de 19 ans au Vigan
Un jeune Gardois de 19 ans, déjà connu des services de justice, a comparu devant le tribunal d'Alès pour un refus d'obtempérer et plusieurs infractions routières commises en mars au Vigan. Malgré un casier judiciaire déjà chargé, la juridiction a choisi de lui accorder une dernière chance, évitant ainsi l'incarcération immédiate.
Une course-poursuite dans les rues du Vigan
Les faits remontent au 21 mars, vers 16 heures, près de la cité scolaire André-Chamson au Vigan. Les gendarmes ont repéré deux motards circulant sans casque. À leur vue, les deux conducteurs ont immédiatement pris la fuite à vive allure. L'un d'eux, pilotant une moto KX85, a refusé catégoriquement de s'arrêter, engageant une véritable course-poursuite dans les rues de la localité. Les deux jeunes ont semblé se séparer dans une tentative d'échapper aux forces de l'ordre.
Le conducteur de la KX85 a finalement été interpellé devant son domicile, où il s'était arrêté de lui-même. Son complice, quant à lui, a réussi à prendre la fuite et n'a pas été retrouvé. Face à la barre, le prévenu, initialement contestataire, a fini par reconnaître les faits après le visionnage des preuves vidéo. Il a toutefois maintenu qu'il n'avait pas entendu les injonctions des gendarmes, expliquant qu'il effectuait simplement une sortie en forêt. Il conduisait sans permis ni assurance, des infractions supplémentaires qui lui ont été reprochées.
Un casier judiciaire déjà bien rempli
Âgé de seulement 19 ans, le jeune homme cumulait déjà quatre mentions à son casier judiciaire entre 2024 et 2025. Ces antécédents incluaient des affaires de stupéfiants, des violences et d'autres infractions routières. "Cela fait beaucoup pour votre âge", a insisté le président de l'audience, Vincent Edel, lors du procès. Sans diplôme, le prévenu est actuellement engagé dans un dispositif d'insertion professionnelle. Il a reconnu une consommation passée de cannabis et a affirmé vouloir "se reprendre", déclarant que sa première nuit en détention provisoire l'avait profondément fait réfléchir.
Le tribunal accorde une ultime opportunité
Le ministère public, représenté par Quentin Larroque, a exprimé une patience à bout face à ce comportement qu'il a qualifié de "moquerie envers les forces de l'ordre". Il a également pointé du doigt des "aveux en demi-teinte". Bien qu'il ait noté certains efforts d'insertion, il a requis six mois de prison ferme aménageable, 1 000 euros d'amende et la révocation d'un sursis antérieur.
En défense, Me Guillaume Garcia a relativisé la gravité de la poursuite, évoquant "300 mètres dans de petites rues" et un arrêt spontané de son client. Il a plaidé l'immaturité d'un jeune en voie d'insertion, soulignant sa volonté de changement.
Le tribunal a finalement rendu un verdict clément : neuf mois d'emprisonnement, dont trois assortis d'un sursis probatoire d'une durée de deux ans. Cette décision marque un dernier avertissement pour le jeune délinquant, lui offrant une chance de se réinsérer sans passer par la case prison ferme.



