Un jeune conducteur de scooter condamné après avoir renversé un gendarme à Castelnau-de-Médoc
Le tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son verdict jeudi 26 février dans l'affaire d'un jeune conducteur de scooter ayant renversé un gendarme lors d'un contrôle routier à Castelnau-de-Médoc, trois jours plus tôt. Âgé de seulement 18 ans, le prévenu a été condamné à un an de prison assorti d'un sursis probatoire de 18 mois, une peine inférieure aux vingt mois de prison dont dix ferme requis par le parquet.
Les faits et les charges retenues
L'incident s'est produit le lundi 23 février à Castelnau-de-Médoc, lorsque le jeune homme, au volant de son scooter, a renversé un gendarme lors d'un contrôle routier. Le tribunal l'a déclaré coupable de plusieurs infractions :
- Refus d'obtempérer à un contrôle routier
- Blessures routières avec incapacité n'excédant pas trois mois
- Délit de fuite
- Défaut d'assurance
Le gendarme victime a subi des blessures lui occasionnant cinq jours d'incapacité totale de travail à ce stade. Le tribunal a ordonné une expertise médicale pour déterminer les éventuelles séquelles.
Les éléments de la décision judiciaire
Dans son jugement, le tribunal a pris en compte plusieurs facteurs atténuants :
- Le jeune âge du prévenu, à peine 18 ans
- Son casier judiciaire vierge
- Son insertion sociale et professionnelle, puisqu'il prépare actuellement un CAP
La peine prononcée comprend également :
- 105 heures de travaux d'intérêt général
- Une interdiction de conduire tout véhicule à moteur pendant six mois
Les positions des parties
Me Cynthia Vagaggini, l'avocate du jeune prévenu, a souligné que son client « n'a jamais souhaité ce qui s'est passé ». Elle a précisé qu'après le choc, bien qu'il soit parti, pris de remords, il s'était rendu de lui-même à la gendarmerie quelques heures plus tard et avait présenté ses excuses à l'audience.
Pour sa part, Me Alexiane Renou, l'avocate du gendarme partie civile, a estimé qu'il était important que le refus d'obtempérer soit reconnu : « Que les prévenus ne puissent pas s'en sortir simplement en disant 'je n'ai pas fait exprès' ».
Les juges n'ont pas suivi la défense qui avait plaidé la relaxe pour le refus d'obtempérer, mais ont prononcé une peine moins sévère que celle requise par le parquet, tenant compte des circonstances particulières de cette affaire impliquant un jeune adulte sans antécédents judiciaires.



