La première section de l’Audience provinciale du Pays Basque a ouvert, ce lundi, un procès qui fait grand bruit en Espagne. Une infirmière pédiatrique est accusée d’avoir simulé la vaccination de 404 enfants entre février 2021 et septembre 2022, en pleine période de campagne vaccinale.
Des gestes expédiés et suspects
Dès la première journée d’audience, plusieurs familles ont livré des témoignages troublants. « C’était étrange que tout se soit passé si vite… C’était bizarre parce qu’avec un autre de mes enfants, le protocole était plus détaillé », a raconté une mère citée par l’agence de presse Efe. Une autre a affirmé que l’infirmière avait caché le bras de son fils, en prétendant piquer dans son dos : « Je n’ai pas réagi mais j’ai trouvé curieux comment elle l’a fait… Très rapidement ».
404 mineurs exposés et une facture salée
L’enquête a permis d’établir que les enfants n’avaient en réalité jamais reçu leurs doses, malgré des carnets de vaccination tamponnés. Résultat : ils ont dû être revaccinés une fois l’affaire révélée, pour un coût supplémentaire de 5 300 euros pour l’Osakidetza, le service de santé basque, d’après nos confrères. L’infirmière est également poursuivie pour gaspillage de fonds publics : 26 700 euros de vaccins auraient été détruits ou rendus inutilisables, selon l’acte d’accusation.
Entre 12 et 17 ans de prison requis
Le parquet réclame une peine comprise entre 12 et 17 ans de prison, ainsi qu’une amende de 18 240 euros, indiquent nos confrères. Les parents, eux, demandent que l’infirmière soit définitivement écartée de la fonction publique. Le procès doit durer cinq jours. L’accusée, qui a refusé de répondre aux questions lors des premières audiences, ne devrait s’exprimer que le dernier jour.



