Un hôtelier azuréen condamné pour soumission chimique après avoir drogué son épouse
Hôtelier condamné pour soumission chimique sur son épouse

Un hôtelier des Alpes-Maritimes condamné pour soumission chimique après avoir drogué son épouse

En novembre 2025, un quinquagénaire de Saint-Martin-Vésubie, dans les Alpes-Maritimes, a drogué son épouse à son insu en dissolvant une substance dans son thé, dans le but déclaré d'euphoriser la soirée. Le tribunal correctionnel de Nice l'a condamné pour soumission chimique, une affaire qui met en lumière des violences conjugales et des risques graves pour la santé.

Les faits : une soirée qui tourne au cauchemar

L'homme, âgé de 55 ans et travaillant dans l'hôtellerie, a utilisé une pilule bicolore achetée deux ans plus tôt dans un sex-shop à Las Vegas. Il a avalé une moitié et dissous l'autre dans le thé de sa femme sans l'en informer. Rapidement, celle-ci a ressenti des symptômes alarmants : difficultés respiratoires, accélération du rythme cardiaque, pupilles dilatées. Elle a dû être transportée d'urgence à l'hôpital.

Face à son état, le mari a fini par avouer lui avoir administré le produit, après avoir d'abord évoqué du Viagra ou des médicaments. Des analyses toxicologiques ont révélé la présence d'ecstasy dans les urines de la victime, tandis que l'homme s'est révélé positif à la cocaïne et aux amphétamines.

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Un contexte de violence conjugale dénoncé

L'épouse a décrit aux enquêteurs une relation marquée par l'emprise, avec des épisodes de violence, des humiliations répétées et une pression constante, notamment sur le plan sexuel. Dans un message écrit lors de son transfert à l'hôpital, elle a exprimé avoir lutté pour rester consciente par crainte de laisser son bébé sans mère, confiant s'être vue mourir.

Le ministère public a dénoncé un climat de peur, insistant sur le caractère dangereux du produit administré. Le parquet a requis douze mois d'emprisonnement avec sursis probatoire renforcé, mais le tribunal a finalement condamné l'homme à huit mois de prison avec sursis. Il devra également verser 1 000 euros pour les frais d'avocat et 800 euros à la victime en réparation du préjudice moral.

Des éléments aggravants et une séparation du couple

Outre la soumission chimique, le prévenu était poursuivi pour détention prohibée d'une arme de catégorie B, une carabine 22 long rifle saisie lors d'une perquisition. Le tribunal a ordonné la confiscation de l'arme et une interdiction d'en détenir ou d'en porter pendant cinq ans.

Le couple est désormais séparé et en voie de divorce. L'homme a affirmé être ravagé par les événements, niant toute violence physique ou psychologique, tandis que la victime continue de subir les conséquences de cet acte.

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