Harcèlement sexuel au collège de Saint-Jean-Pied-de-Port : un agent condamné à 9 mois avec sursis
Harcèlement sexuel au collège : agent condamné à 9 mois avec sursis

Harcèlement sexuel au collège de Saint-Jean-Pied-de-Port : un agent de maintenance condamné à 9 mois de prison avec sursis

Ce mardi 31 mars, le tribunal correctionnel de Bayonne a rendu son verdict dans une affaire de harcèlement sexuel qui a secoué le collège La Citadelle de Saint-Jean-Pied-de-Port. Serge, un agent de maintenance de 48 ans employé depuis la rentrée 2023, a été condamné à 9 mois de prison avec sursis pour des faits commis durant l'année 2025.

Des faits graves impliquant plusieurs victimes

L'homme était accusé de harcèlement sexuel et d'appels téléphoniques malveillants réitérés envers deux femmes employées au sein du même établissement scolaire de Garazi. Les investigations ont révélé qu'il avait également ciblé d'autres personnes, portant le nombre total de plaignantes à trois femmes ayant déposé plainte à la gendarmerie pour ces agissements commis principalement à Ilharre.

Le harcèlement s'est manifesté par l'envoi de centaines de messages à connotation sexuelle, accompagnés de vidéos explicites dans lesquelles l'agent se masturbait. La présidente du tribunal, Mélanie Mistral, n'a pas hésité à énoncer certains des messages les plus crus lors de l'audience, notamment « T'es bonne », « t'as de super beaux seins » et « j'ai envie de te bouffer la ch... ».

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Une affaire qui s'étend au-delà du cadre professionnel

L'agent a également ciblé la mère d'une employée du collège, qu'il a contactée sur Facebook après avoir échoué avec sa fille. Le procureur Jean-Claude Belot a rapporté ses propos lors du réquisitoire : « puisque je n'ai pas eu la fille, pourquoi pas la mère », qualifiant l'ensemble des faits de « graves et violents ».

Un autre homme, également agent au collège et voisin de l'une des victimes, a fait l'objet de menaces en mai 2025 à Saint-Jean-Pied-de-Port, élargissant encore le cercle des personnes affectées par ces agissements.

La défense et les circonstances atténuantes

Devant le tribunal, Serge, père de trois filles issues d'un mariage de 20 ans, a expliqué avoir sombré dans une dépression après son divorce en 2024. L'homme, déjà consommateur régulier d'alcool et de cannabis, a également reconnu prendre de la cocaïne tout en niant être « alcoolo dépendant ». Il a admis être « addict au sexe », une addiction qu'il a invoquée pour expliquer son comportement.

Son avocat, Christophe Desprez, a tenté de minimiser la gravité des faits en parlant de « petit jeu » avec l'une des plaignantes, affirmant que « dans ses dépositions, j'ai du mal à y voir un harcèlement, rien ne permet de le retenir ». Le défenseur a plaidé que son client avait changé depuis les faits et n'était « pas dans le déni » contrairement aux affirmations du procureur.

Le verdict final

Le procureur avait requis 15 mois de prison avec sursis, une obligation de soins et une interdiction d'entrer en contact avec les victimes. Le tribunal a finalement prononcé une peine de 9 mois de prison avec sursis sur une période probatoire de 18 mois, accompagnée d'une amende de 300 euros.

Cette affaire met en lumière les mécanismes du harcèlement sexuel en milieu professionnel et scolaire, ainsi que l'importance des signalements et des poursuites judiciaires pour protéger les victimes de tels agissements.

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