Choix de François-Noël Buffet comme Défenseur des droits critiqué
François-Noël Buffet au Défenseur des droits : tollé associatif

Une soixantaine d’associations, parmi lesquelles la Ligue des droits de l’homme (LDH), Amnesty International France et Oxfam France, ont publié une tribune, jeudi 9 juillet, pour dénoncer la nomination de François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits. Elles estiment que son parcours politique et ses positions sont incompatibles avec les valeurs d’indépendance et d’impartialité requises par cette institution.

Un parcours politique jugé clivant

François-Noël Buffet, sénateur Les Républicains du Rhône et ancien président de la commission des lois du Sénat, a été choisi par le président de la République, Emmanuel Macron, pour succéder à Claire Hédon. Les associations signataires lui reprochent notamment son vote en faveur de la loi sur le séparatisme et son soutien à des mesures restrictives en matière de libertés publiques. « M. Buffet a constamment défendu des politiques qui restreignent les droits fondamentaux, en particulier ceux des personnes étrangères et des minorités », écrivent-elles.

Une procédure de nomination contestée

La procédure de nomination est également critiquée. Les associations déplorent un manque de transparence et de consultation. « Le Défenseur des droits doit être une autorité indépendante, nommée de manière consensuelle. Or, ce choix semble dicté par des considérations politiques partisanes », souligne la tribune. Selon elles, la nomination de François-Noël Buffet risque de fragiliser la crédibilité de l’institution.

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Des précédents inquiétants

Les associations rappellent que le Défenseur des droits a pour mission de protéger les droits des citoyens face aux abus de l’administration. « Confier ce poste à une personnalité ayant soutenu des lois liberticides envoie un signal désastreux », affirme la LDH. La tribune cite également le cas de la nomination de Didier Migaud à la tête de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, qui avait suscité des critiques similaires.

Les associations appellent le président de la République à reconsidérer sa décision et à engager une procédure de nomination plus transparente, associant la société civile. « L’indépendance du Défenseur des droits est un pilier de notre démocratie. Elle ne peut être sacrifiée sur l’autel du compromis politique », conclut la tribune.

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