Enquête judiciaire visant l'eurodéputé RN Fabrice Leggeri pour complicité de crimes contre l'humanité
Fabrice Leggeri visé par une enquête pour crimes contre l'humanité (25.03.2026)

Une enquête judiciaire ouverte contre l'eurodéputé RN Fabrice Leggeri

Un juge d'instruction a été saisi pour mener des investigations sur Fabrice Leggeri, eurodéputé du Rassemblement national (RN), accusé de complicité de crimes contre l'humanité et de torture. Cette information a été révélée par l'AFP le mardi 24 mars 2026, confirmant une procédure judiciaire d'une gravité exceptionnelle.

Les accusations portées par les organisations non gouvernementales

La plainte à l'origine de cette enquête avait été déposée en avril 2024 par la Ligue des Droits de l'Homme et l'association Utopia 56. Ces organisations accusent Fabrice Leggeri d'avoir, durant sa direction de l'agence européenne Frontex entre 2015 et 2022, soutenu activement les garde-côtes libyens et grecs dans des actions présumées illégales.

Les ONG pointent du doigt des pratiques systématiques de violations des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l'espace Schengen, impliquant des actes pouvant constituer des crimes contre l'humanité.

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Le cadre juridique de l'enquête

Selon un arrêt de la cour d'appel de Paris daté du 18 mars 2026, consulté par Le Nouvel Obs, les investigations seront menées spécifiquement sur le rôle de Fabrice Leggeri en tant qu'ancien directeur exécutif de Frontex. L'agence européenne, chargée de la gestion des frontières extérieures, est au cœur des accusations pour son implication présumée dans des opérations controversées.

Le juge d'instruction devra déterminer si les décisions prises sous la direction de Leggeri ont effectivement facilité ou couvert des actes de torture et des crimes contre l'humanité commis par des forces de sécurité nationales.

Les implications politiques et judiciaires

Cette enquête intervient dans un contexte politique sensible, alors que Fabrice Leggeri représente le Rassemblement national au Parlement européen. Les accusations portent sur une période cruciale de la politique migratoire européenne, marquée par de nombreuses controverses sur le traitement des migrants.

Les éléments examinés par la justice française pourraient avoir des répercussions significatives sur :

  • La responsabilité des dirigeants d'agences européennes
  • Les mécanismes de contrôle des opérations aux frontières
  • La protection des droits fondamentaux dans le cadre des politiques migratoires

La procédure judiciaire, encore à ses débuts, promet d'être complexe et longue, impliquant potentiellement d'autres acteurs européens et nationaux. Les prochaines étapes détermineront si les accusations des ONG trouveront une confirmation dans les preuves rassemblées par les enquêteurs.

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