Corée du Sud : ex-président Yoon condamné à deux ans de prison
Ex-président Yoon condamné à deux ans de prison en Corée

L'ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol a été condamné ce lundi 13 juillet 2026 à deux ans de prison par un tribunal de Séoul. Il est reconnu coupable d'avoir ordonné la réalisation de sondages d'opinion illégaux, une affaire qui a secoué la vie politique du pays.

Des sondages commandités en secret

Selon l'accusation, Yoon Suk-yeol, alors qu'il était encore en fonction, aurait chargé des proches collaborateurs de commander des enquêtes d'opinion auprès d'instituts privés, sans respecter les procédures légales de passation de marchés publics. Ces sondages, dont le coût total est estimé à environ 1,5 million de dollars, visaient à mesurer l'impact de ses politiques et à ajuster sa communication.

Le tribunal a estimé que ces actes constituaient une violation de la loi sur les sondages d'opinion et une atteinte à la transparence démocratique. "Le prévenu a utilisé des fonds publics de manière détournée pour servir ses intérêts personnels", a déclaré le juge Park Jin-hyuk dans son verdict.

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Une peine inférieure aux réquisitions

Le parquet avait requis trois ans de prison ferme à l'encontre de l'ancien chef de l'État. La défense de Yoon Suk-yeol a annoncé son intention de faire appel, estimant que la peine était "excessive et injustifiée". L'ancien président, qui a toujours nié les faits, a affirmé qu'il s'agissait d'une "manœuvre politique" destinée à l'écarter de la scène publique.

Cette condamnation intervient dans un contexte de tensions politiques en Corée du Sud, où l'opposition accuse régulièrement le gouvernement de dérives autoritaires. Yoon Suk-yeol, élu en 2022, avait déjà été fragilisé par plusieurs scandales, notamment une affaire de corruption impliquant son épouse.

Conséquences politiques immédiates

La condamnation de l'ancien président pourrait avoir des répercussions sur les prochaines élections législatives prévues en 2027. Les partis d'opposition ont salué la décision de justice, y voyant "une victoire pour l'État de droit". En revanche, les soutiens de Yoon Suk-yeol dénoncent une "instrumentalisation de la justice".

En attendant l'appel, Yoon Suk-yeol reste en liberté sous contrôle judiciaire. Il devra également rembourser les sommes détournées, soit environ 1,5 million de dollars, selon le jugement. Cette affaire rappelle les précédents judiciaires en Corée du Sud, où plusieurs anciens présidents ont été condamnés après leur mandat, comme Park Geun-hye ou Lee Myung-bak.

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