Condamnation d'un ex-élu parisien pour pédopornographie et trafic de stupéfiants
Ex-élu parisien condamné pour pédopornographie et trafic

Un ancien élu parisien condamné pour des faits graves

Passée relativement inaperçue dans le paysage médiatique, cette affaire a néanmoins profondément secoué les cercles politiques parisiens et les associations de défense des enfants victimes de violences. Le 23 février 2026, Nicolas Jeanneté, ancien élu de la mairie du 15e arrondissement et membre du Conseil de Paris, a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix-huit mois de prison avec sursis probatoire. Cette condamnation fait suite à des charges de détention d'images pédopornographiques et de trafic de stupéfiants.

Des origines liées au trafic de drogues de synthèse

L'affaire trouve son origine en mars 2023, lorsque Nicolas Jeanneté, qui était alors l'ancien directeur du parti Nouveau Centre, a été interpellé par la brigade des stupéfiants de la préfecture de Police. Cette interpellation concernait des faits de vente et de détention de drogues de synthèse, liés à un trafic qui se serait déroulé lors de soirées dites « Chemsex ».

La découverte choquante de contenus pédopornographiques

Lors de l'examen du téléphone de l'élu, les enquêteurs ont fait une découverte particulièrement troublante : des images à caractère pédopornographique. Une perquisition ultérieure à son domicile a révélé l'existence d'une quarantaine de vidéos. Selon les déclarations du parquet à nos confrères de Libération en octobre 2025, ces vidéos montraient des rapports sexuels entre des mineurs d'origines asiatique et africaine et des adultes. De plus, des conversations ont été retrouvées dans lesquelles l'accusé revendiquait la possibilité de recourir à des situations sexuelles scabreuses rémunérées impliquant des mineurs.

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Les investigations ont également permis de retracer des transactions bancaires vers l'étranger, notamment des faibles montants payés aux Philippines. Le parquet a souligné que cette région est « défavorablement connue s'agissant de la pédocriminalité ».

Un retour au Conseil de Paris qui suscite l'indignation

Après son interpellation en 2023, Nicolas Jeanneté s'était absenté du Conseil de Paris. Cependant, il y est revenu en juillet 2025 pour siéger à nouveau. Pour justifier cette présence, son avocate, Me Anastasia Pitchouguina, a affirmé que dans le cadre de son contrôle judiciaire, son client avait « l'obligation de maintenir une activité professionnelle ».

Cette décision n'a pas manqué de provoquer des réactions vives. L'association de lutte contre les violences faites aux enfants, Mouv'Enfants, et son président-fondateur, Arnaud Gallais, ont exprimé leur indignation. Arnaud Gallais a même interrompu une séance du Conseil de Paris pour alerter la maire, Anne Hidalgo, sur cette situation.

Les mesures prononcées par la justice

Dans son jugement, l'ancien élu a été soumis à plusieurs obligations et interdictions :

  • Une obligation de soins
  • Une interdiction d'exercer une activité en contact avec des mineurs pendant trois ans
  • Une inscription au fichier judiciaire des auteurs d'infraction sexuelle

Malgré ces mesures, Nicolas Jeanneté a fait appel de la décision, comme l'a confirmé son avocate, Me Anastasia Pitchouguina. L'affaire pourrait donc connaître de nouveaux développements judiciaires dans les mois à venir.

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