DZ Mafia : un avocat soupçonné de complicité dans un vaste coup de filet judiciaire
DZ Mafia : un avocat complice dans un coup de filet

DZ Mafia : un avocat lyonnais soupçonné de complicité dans une enquête criminelle majeure

Ce samedi 14 mars, le procureur de Marseille, Nicolas Bessonne, a annoncé les résultats d'un vaste coup de filet contre la DZ Mafia, un groupe criminel impliqué dans le trafic de drogue. L'opération, menée avec plus de 900 gendarmes, a conduit à 26 mises en examen et 15 placements en détention provisoire. Parmi les suspects figurent un avocat et deux rappeurs, soulignant l'étendue de la corruption et de l'influence du réseau.

Une enquête de deux ans ciblant le cœur de l'organisation

Ouverte début 2024, cette enquête visait à frapper le noyau dur de la DZ Mafia, décrit par Nicolas Bessonne comme une organisation dotée d'une branche armée capable de projeter des équipes commando à travers le territoire pour défendre ses intérêts. Les arrestations ont eu lieu dans six départements, avec 40 personnes interpellées, dont 20 originaires de Marseille et ses environs. Neuf femmes sont impliquées, ce qui a poussé le procureur à évoquer une véritable féminisation du narcobanditisme.

L'implication d'un avocat et de rappeurs

Un avocat lyonnais a été placé à l'isolement après avoir été soupçonné d'avoir facilité la communication entre un chef présumé du gang et l'extérieur depuis une prison de haute sécurité. Hubert Mortemard de la Boisse, bâtonnier du Barreau de Lyon, a saisi le Conseil de l'Ordre pour demander l'interdiction d'exercice de l'avocat, tout en appelant à ne pas généraliser à toute la profession. De plus, des proches d'un cadre dirigeant détenaient une ligne téléphonique frauduleusement enregistrée au nom d'un avocat.

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Les rappeurs Dika et KITKVT sont également mis en cause, avec l'un placé sous contrôle judiciaire et l'autre en détention provisoire. Ils sont accusés d'être impliqués dans des activités d'extorsion sous couvert de labels de production musicale, illustrant la diversification des activités criminelles du groupe.

Des saisies importantes et une pérennité financière

Les enquêteurs ont saisi quatre millions d'euros, douze biens immobiliers et des objets de luxe. Selon Nicolas Bessonne, chaque cadre dirigeant accumulait un bénéfice net estimé à 300 000 euros par mois, des sommes réinvesties ou blanchies pour assurer la pérennité et l'expansion de l'organisation. Cette surface financière exceptionnelle explique la capacité du groupe à corrompre et à attirer de nouveaux membres, tant en prison qu'à l'extérieur.

Un coup dur, mais pas la fin de la DZ Mafia

Le colonel Olivier Leblanc, commandant la Section de recherches de Marseille, a tempéré les attentes en déclarant que cette opération était un coup supplémentaire, mais qu'il serait présomptueux d'y voir la fin de la DZ Mafia. L'organisation continue de recruter et de diversifier ses activités, y compris l'extorsion de commerces, démontrant sa résilience malgré les pressions judiciaires.

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