Saintes : deux ans de prison pour un homme violent envers une femme handicapée sous curatelle
Deux ans de prison pour violences sur une femme handicapée à Saintes

Saintes : une condamnation sévère pour des violences aggravées sur une personne vulnérable

Le tribunal correctionnel de Saintes a rendu son verdict, mardi 24 mars, dans une affaire de violences conjugales particulièrement grave. Benjamin Gelly, 37 ans, a été condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire, pour des faits de violence commis sur sa compagne, une Saintaise reconnue handicapée à 80% et placée sous curatelle renforcée. Cette décision judiciaire intervient après une série d'incidents violents ayant culminé le 18 mars, date à laquelle le fils de la victime, un jeune majeur, a alerté les forces de l'ordre.

Un tableau de violences récurrentes et d'exploitation

L'avocate de la victime, Me Cloé Henry, n'a pas mâché ses mots lors de l'audience, qualifiant l'accusé de « parasite ». Elle a détaillé comment Benjamin Gelly s'était installé au domicile de sa cliente, vidant son frigo et détournant ses médicaments pour les consommer à des fins récréatives. « Il profite de madame, de ses faiblesses », a-t-elle dénoncé, soulignant que la curatrice de l'Udaf avait observé des retraits d'argent suspects coïncidant avec le début de leur relation.

Les voisins ont témoigné avoir entendu des scènes de violence récurrentes, confirmant la vulnérabilité et l'influence subie par la victime. Lors de l'intervention policière du 18 mars, les agents ont surpris Benjamin Gelly en train de se battre avec le fils de sa compagne et de proférer des menaces de mort, qu'il a ensuite minimisées à la barre en les qualifiant de paroles destinées à calmer « le gamin ».

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Des blessures physiques et psychiques importantes

L'examen médical a révélé l'étendue des traumatismes subis par la victime. Le médecin légiste a constaté de nombreuses ecchymoses et lésions sur l'ensemble de son corps, accompagnées d'une forte déstabilisation psychique. Il a évalué l'incapacité totale de travail à 21 jours, un chiffre qui illustre la gravité des séquelles.

Face à ces éléments accablants, l'accusé a tenté de se défendre en affirmant que la victime « en a rajouté beaucoup » et qu'il subissait lui-même ses pressions. Il a reconnu des altercations physiques, évoquant des assiettes lancées et des gifles échangées, mais a nié avoir menacé de tuer sa compagne, exprimant des regrets de ne pas avoir mis fin plus tôt à cette relation toxique.

Un casier judiciaire chargé et la question des stupéfiants

La présidente du tribunal, Anissa Oumohand, a rappelé à l'accusé la dizaine de mentions à son casier judiciaire, dont une condamnation pour violences sur conjoint en 2021, le plaçant ainsi en situation de récidive légale. La substitut du procureur, Corinne Diard, a requis trois ans de prison, dont un an avec sursis, insistant sur la nécessité d'une peine dissuasive.

L'avocate de la défense, Me Alice Legwinsky, a reconnu les faits mais a plaidé pour une prise en compte des circonstances atténuantes, évoquant un « travail de responsabilisation à faire ». Elle a lié la dégradation de la situation à la reprise de consommation de stupéfiants par son client, affirmant que c'est à partir de ce moment que sa vie a « rebasculé ».

Une peine assortie de mesures strictes

Au terme des débats, le tribunal a finalement prononcé une peine de deux ans d'emprisonnement, avec un an de sursis probatoire. Cette condamnation s'accompagne d'une interdiction stricte de contact avec la victime et de diverses obligations visant à encadrer la réinsertion de Benjamin Gelly. Cette décision souligne la sévérité de la justice face aux violences commises sur des personnes particulièrement vulnérables, comme les handicapés sous protection juridique.

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