Libourne : deux ans de prison pour une agression violente liée aux stupéfiants
Deux ans de prison pour agression violente à Libourne

Libourne : une agression violente sanctionnée par deux ans de prison ferme

Le tribunal correctionnel de Libourne a rendu son verdict, lundi 23 février, dans une affaire d'agression particulièrement violente survenue en centre-ville. Deux hommes, Belgacem Abed, 32 ans, et Taha Hamdi, 31 ans, ont été condamnés à deux ans d'emprisonnement avec maintien en détention. Cette peine s'accompagne d'une interdiction du territoire français et d'une interdiction de port d'arme, toutes deux valables pour une durée de cinq ans.

Une altercation dégénère en agression sauvage

Les faits remontent au 1er février. Alertés par des riverains qui signalaient un homme « roué de coups », les gendarmes sont intervenus pour découvrir la victime allongée au sol, blessée par un coup de couteau à la jambe. Selon le témoignage du frère de la victime, l'altercation aurait débuté dans un bar à chicha, à la suite d'un refus de cigarette, avant de dégénérer en violence extrême. « Ils sont partis chercher un couteau », a-t-il déclaré, décrivant une scène de brutalité.

Les images de vidéosurveillance, visionnées par le tribunal, ont montré la victime subissant les coups sans aucune riposte, confirmant la nature unilatérale de l'agression. Le président du tribunal a souligné la gravité des actes, insistant sur le fait que rien ne pouvait justifier une telle violence.

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Des explications jugées incohérentes par la justice

À l'audience, les prévenus ont présenté des versions contradictoires des événements. Taha Hamdi a reconnu avoir frappé la victime, mais a nié catégoriquement l'utilisation d'un couteau, affirmant avoir utilisé ses bagues. Il a évoqué une altercation liée à la drogue, prétendant avoir été provoqué par un jet d'ammoniaque au visage. « J'ai eu peur », a-t-il justifié. Cependant, le président du tribunal a répliqué avec fermeté : « Monsieur, quand on a peur, on fuit, on ne s'acharne pas. Sur la vidéo, on le voit subir du début à la fin. » Aucune bouteille d'ammoniaque n'a été retrouvée sur les lieux.

De son côté, Belgacem Abed a admis avoir frappé le frère de la victime, mais a contesté l'utilisation d'une arme, en l'occurrence une barre de fer. Ce dernier, déjà condamné en janvier 2024 pour des violences, était sous le coup d'une interdiction du territoire qu'il n'avait pas exécutée, prétextant être resté « pour le travail ». Le juge l'a interpellé sévèrement : « Donc vous vous fichez des décisions de justice ? »

Un verdict ferme pour marquer la gravité des faits

Le parquet a insisté sur la clarté des rôles dans cette affaire, soulignant qu'il y avait « clairement des agresseurs et des agressés », et qualifiant les explications des prévenus de « peu convaincantes ». La victime, qui a subi cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT), souffre désormais de troubles du sommeil et d'angoisses persistantes, selon ses déclarations.

Le tribunal a finalement déclaré les deux hommes coupables, retenant la gravité des violences commises en pleine rue et les incohérences de leurs témoignages. Dans ses conclusions, le président a martelé : « Peu importe le contexte, rien ne peut justifier de telles violences. » Ce verdict ferme vise à sanctionner sévèrement des actes qui ont profondément marqué la communauté locale et à rappeler l'intransigeance de la justice face à la violence urbaine.

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