Décès de Jean-François Capoul, ancien bâtonnier de Bergerac et avocat de grandes affaires
La ville de Bergerac vient de perdre l'une de ses figures emblématiques du monde judiciaire. L'avocat Jean-François Capoul, qui a exercé à Bergerac depuis 1978, est décédé. Originaire de Port-Sainte-Foy, il a marqué la profession par son engagement et sa carrière riche en défenses notables.
Un bâtonnier à deux reprises
Jean-François Capoul a occupé la fonction de bâtonnier du barreau de Bergerac Sarlat à deux périodes distinctes. La première fois au milieu des années 1990, puis une seconde fois entre 2012 et 2014. Cette double responsabilité témoigne de la confiance et du respect dont il jouissait parmi ses pairs.
Des affaires criminelles marquantes
Au cours de sa longue carrière, Jean-François Capoul a plaidé dans plusieurs dossiers criminels qui ont défrayé la chronique. En septembre 2011, il a défendu Yves Bureau, le meurtrier d'Édith Muhr, lors du premier procès aux assises de la Dordogne. La même année, il a représenté la famille Delanes, jugée pour avoir hébergé Zozou le renard.
En 2019, il était l'avocat d'Emmanuel Bouscaillou, condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour le « meurtre de la comtesse » survenu en 2016 à Mauzac-et-Grand-Castang. Ces affaires illustrent son implication dans des cas complexes et médiatisés.
Observateur des évolutions de la profession
Tout au long de sa pratique, Jean-François Capoul a suivi avec attention les transformations du métier d'avocat. Il avait notamment commenté l'impact des nouveaux moyens de communication. Dans un entretien accordé à « Sud Ouest » en 2012, il déclarait : « Hormis pour les grandes affaires médiatiques, l'éloquence des ténors du barreau n'est plus un critère d'efficacité. » Cette réflexion révèle sa vision pragmatique et adaptative du droit.
Engagement social et politique
Au-delà de son cabinet, Jean-François Capoul s'est investi dans la vie sociale et politique locale. Il a été membre du Comité d'accueil temporaire des travailleurs immigrés en Bergeracois, montrant son souci des questions d'intégration. Son père ayant été maire des Lèves-et-Thoumeyragues en Gironde pendant quinze ans, il a lui-même tenté une carrière politique en 2001 à Bergerac. Il s'était présenté en quatrième position sur la liste menée par la socialiste Christiane Doré.
Cérémonie civile
Une cérémonie civile sera célébrée en hommage à Jean-François Capoul le jeudi 16 avril à 13 heures 15 au crématorium de Bergerac. Cet événement permettra à ses proches, collègues et amis de lui rendre un dernier hommage.
La disparition de Jean-François Capoul laisse un vide dans le paysage juridique bergeracois. Son héritage professionnel et son engagement citoyen resteront gravés dans les mémoires.



