Darmanin accuse l'ultragauche du meurtre d'un étudiant à Lyon, LFI se défend
Darmanin accuse l'ultragauche du meurtre d'un étudiant à Lyon

Darmanin pointe l'ultragauche dans la mort violente d'un étudiant à Lyon

Le ministre de la justice, Gérald Darmanin, a vivement accusé l'ultragauche d'être responsable de la mort de Quentin D., un étudiant de 23 ans proche des milieux identitaires. Ce décès tragique est survenu le samedi 14 février 2026, suite à une agression violente qui a eu lieu le jeudi soir précédent, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à l'Institut d'études politiques de Lyon.

Des déclarations fermes du garde des sceaux

Invité du Grand Jury RTL/Public Sénat/Le Figaro/M6 le dimanche 15 février, Gérald Darmanin a affirmé sans ambages : « Aujourd'hui, c'est l'ultragauche qui a tué, c'est incontestable. » Il a développé son argumentation en soulignant que certains discours politiques, notamment ceux de La France insoumise et de l'ultragauche, conduisent à une violence exacerbée, tant sur les réseaux sociaux que dans le monde physique. Le ministre a également dénoncé une complaisance de la France insoumise envers la violence politique, ajoutant que les mots peuvent tuer lorsqu'ils sont utilisés par des esprits radicalisés.

La réaction de La France insoumise

Face à ces accusations, La France insoumise s'est défendue avec fermeté de toute implication dans ce drame. Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a assuré sur LCI que les membres du service d'ordre de LFI n'avaient eu aucun contact avec les groupes présents à l'extérieur de la conférence. Il a martelé que « La France insoumise ne porte aucune responsabilité » dans cette affaire. De son côté, le député Eric Coquerel a réitéré sur Franceinfo la condamnation de LFI envers toute violence politique, tout en pointant du doigt un contexte lyonnais marqué par la violence de groupuscules d'extrême droite.

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Les développements de l'enquête et les réactions politiques

Le groupe identitaire Némésis a affirmé avoir reconnu parmi les agresseurs de Quentin un collaborateur parlementaire du député Raphaël Arnault, membre de La France insoumise. Ce dernier, silencieux depuis jeudi, a finalement exprimé son « horreur et dégoût » après la mort du jeune homme, appelant à ce que « toute la lumière soit faite » sur ce drame. Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon, chef de file des Insoumis, s'est alarmé de la dégradation de plusieurs locaux et permanences LFI, dénonçant des accusations sans fondement exploitant la tragédie lyonnaise.

Dans le sillage du président de la République, les dirigeants politiques de tous bords ont unanimement condamné le déferlement de violence à l'origine de cette mort, soulignant l'urgence de préserver le débat démocratique face à de tels actes extrêmes.

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