Cyberharcèlement de Maeva Ghennam : six personnes condamnées à des peines de prison avec sursis
Cyberharcèlement de Maeva Ghennam : six condamnations

Cyberharcèlement de Maeva Ghennam : six condamnations pour harcèlement moral et menace de crime

Six jeunes Français d'origine juive, âgés de 20 à 25 ans, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Paris pour le cyberharcèlement de l'influenceuse Maeva Ghennam. Reconnus coupables de harcèlement moral et menace de crime, ils ont été condamnés à des peines de six à huit mois de prison avec sursis. La présidente de la 10e chambre a souligné dans sa décision l'effet mortifère des réseaux sociaux, estimant que la réponse à l'agressivité n'est pas la haine.

Une affaire liée aux déclarations sur le conflit israélo-palestinien

Le harcèlement a débuté après les propos de Maeva Ghennam sur Israël, suite aux attaques du Hamas le 7 octobre 2023. L'influenceuse de 28 ans, ancienne candidate de téléréalité avec quatre millions d'abonnés sur TikTok, avait d'abord condamné les attaques avant de s'inquiéter du sort des Palestiniens. Dans plusieurs vidéos, elle a questionné : On en parle de tous les morts qu'il y a en Palestine ? et a ajouté : Expliquez-moi comment (Israël) n'était pas au courant de cette attaque.

Selon son avocat, le téléphone de Maeva Ghennam s'est mis à sonner jusqu'à 400 fois par jour pendant plusieurs mois, suite à ces déclarations. La présidente du tribunal a noté que la réaction des prévenus – trois hommes et trois femmes – a été amplifiée par le caractère instantané et non contrôlable des réseaux sociaux.

Des excuses et des sanctions éducatives et financières

Lors de l'audience, tous les auteurs d'insultes envers l'influenceuse se sont excusés, expliquant avoir agi sous le coup de l'émotion après les événements du 7 octobre. Malgré ces excuses, le tribunal a prononcé des sanctions sévères.

Les six personnes condamnées devront toutes :

  • Suivre un stage de lutte contre la haine en ligne, à leurs frais.
  • S'acquitter solidairement d'une amende de 9 000 euros.

Cette décision vise à sanctionner les actes de cyberharcèlement tout en promouvant une éducation contre la haine en ligne, dans un contexte où les réseaux sociaux peuvent exacerber les tensions.