Brunella condamnée pour escroquerie après avoir dupé Anthony Bourbon
Condamnation pour escroquerie visant Anthony Bourbon

Une condamnation pour escroquerie et usage de faux

Mercredi, le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict dans une affaire d'escroquerie impliquant une femme de 35 ans prénommée Brunella. Cette dernière a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour des faits de faux et usage de faux, ainsi que pour escroquerie. La plainte avait été déposée par Anthony Bourbon, célèbre juré de l'émission Qui veut être mon associé ?, ainsi que par sa société OKR, anciennement nommée Feed.

Le détournement d'un don caritatif

L'histoire remonte à l'année 2020, lorsque Anthony Bourbon a fait la connaissance de Brunella. Leurs échanges, d'abord anodins, portaient sur des sujets banals tels que des amis communs ou des recommandations de bonnes adresses, comme l'a rapporté un enquêteur au Parisien. C'est au cours de l'une de ces conversations virtuelles que Brunella a proposé à l'entrepreneur de faire un don de 6 000 euros à l'association On remplit le frigo, une organisation caritative venant en aide aux étudiants en difficulté alimentaire.

Anthony Bourbon a accepté cette proposition, mais il a découvert plusieurs années plus tard que la somme avait été détournée par Brunella, et non versée à l'association comme prévu. Cette révélation a marqué le début d'une série de déconvenues pour le chef d'entreprise.

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Une arnaque immobilière élaborée

En avril 2022, Brunella a de nouveau contacté Anthony Bourbon, cette fois pour lui parler d'une opportunité immobilière. Elle a présenté un oncle qu'elle décrivait comme un avocat spécialisé dans les ventes aux enchères immobilières au tribunal de Paris. Elle l'a incité à investir dans des appartements situés dans le IVe arrondissement de Paris et lui a suggéré de souscrire un prêt d'un million d'euros pour financer ces acquisitions.

Les démarches ont traîné en longueur, suscitant les soupçons d'Anthony Bourbon. Ce dernier a décidé de rencontrer directement l'avocat en question. Lors de leur entrevue, les deux hommes se sont rapidement rendu compte qu'ils avaient affaire à une menteuse. L'avocat a confirmé qu'il n'avait aucun lien de parenté avec Brunella et qu'il n'était pas impliqué dans les transactions évoquées.

Un profil de mythomane

Face au tribunal, Anthony Bourbon a décrit Brunella comme une personne clairement malade de mythomanie. « Elle se crée un monde virtuel », a-t-il déclaré, soulignant le caractère pathologique de ses mensonges. Bien que l'entrepreneur ait été débouté dans certaines de ses demandes, sa société a été officiellement reconnue comme victime dans cette affaire, confirmant la gravité des préjudices subis.

Cette condamnation met en lumière les risques liés aux escroqueries en ligne et aux fausses identités, rappelant l'importance de la vigilance dans les transactions financières et les relations virtuelles.

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