Dijon : un collégien condamné à quatre ans de prison pour menace de mort avec un couteau
Collégien de Dijon condamné pour menace de mort avec un couteau

Un collégien de Dijon condamné pour menace de mort avec un couteau

Un collégien de Dijon a été condamné ce jeudi à quatre ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, pour avoir menacé de mort la directrice de son établissement avec un couteau. La peine, prononcée par le tribunal pour enfants de Dijon, est légèrement inférieure aux cinq ans requis par l'accusation. Le mineur, âgé de 15 ans au moment des faits, encourait jusqu'à vingt ans de réclusion.

Un acte prémédité dans un quartier sensible

Le 15 mars 2024, cet élève de 3e, déjà exclu du collège Édouard-Herriot de Chenôve, s'est présenté à son cours d'anglais avant d'être redirigé vers le bureau de la principale. Là, il a brandi un couteau en lui remettant une lettre inquiétante. « Si vous lisez ce message, c'est qu'il y a une prise d'otage dans une de vos salles », pouvait-on y lire, avec une référence aux attentats du 13 novembre 2015. La directrice a réussi à fuir et à déclencher l'alarme, permettant l'arrestation du jeune une demi-heure plus tard.

Des motivations troubles et des déclarations contradictoires

Lors de l'enquête, l'adolescent a d'abord affirmé vouloir « planter » sa professeure d'anglais, avant de prétendre avoir été « recruté pour la tuer » contre rémunération. Le parquet de Dijon a évoqué une possible volonté de se donner de l'importance, confirmée par un expert psychiatre. L'affaire n'a pas été saisie par le parquet antiterroriste.

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Les réactions des avocats après le verdict

Samuel Estève, l'avocat de l'adolescent, a défendu « un gamin en difficulté qui voulait faire peur », niant toute dimension terroriste. Il a estimé probable un appel du jugement. À l'inverse, Stéphane Colmant, avocat de la professeure menacée, a souligné le caractère préparé de l'acte : « On a une personne qui avait savamment préparé les choses », se disant extrêmement satisfait de la condamnation.

Un contexte national de violences scolaires préoccupant

Ce procès s'inscrit dans une période de tensions accrues au sein de l'Éducation nationale. Récemment, une enseignante de Sanary-sur-Mer a été grièvement blessée par un élève de 14 ans, et une surveillante a été tuée à Nogent par un adolescent du même âge. Face à la hausse de 15 % des signalements d'armes blanches dans les écoles entre février 2024 et février 2025, le gouvernement a renforcé les contrôles de sacs, menant à la saisie d'environ 525 armes entre mars et décembre 2025.

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