Claude Atcher, l'ancien directeur général du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023, est dans le viseur du parquet national financier (PNF). Selon les informations de L'Équipe, le PNF envisage d'ouvrir une enquête à son encontre. Révoqué de son poste avant l'événement pour des pratiques managériales toxiques, ce qu'il conteste, il est soupçonné d'avoir perçu de l'argent pour permettre à l'un de ses amis, Henri Mioch, d'acquérir près de 733 places.
Des soupçons de favoritisme
Pour le PNF, l'ancien joueur de Béziers aurait acquis ces billets du Mondial 2023 en violation des conditions générales de vente et en présence de liens d'argent entre les deux hommes. Présumés innocents, les deux hommes devraient avoir l'occasion de répondre aux questions des enquêteurs du PNF avant que celui-ci ne décide d'engager d'éventuelles poursuites.
Une enquête préliminaire de longue haleine
Selon le quotidien sportif, le PNF récapitule dans une note de 134 pages les investigations menées dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte en 2022 suite à un signalement de l'inspection générale des finances. Et ses conclusions sont sévères à l'égard de l'ancien homme fort de la Coupe du monde 2023.
Des poursuites à venir ?
Le PNF envisagerait donc de poursuivre Claude Atcher pour favoritisme, prise illégale d'intérêts et corruption, des soupçons d'infractions financières concernant la billetterie et les places acquises par Henri Mioch mais aussi concernant la dizaine de marchés sur lesquels la gendarmerie a enquêté. Des poursuites pour corruption et recel de prise illégale d'intérêts sont envisagées contre Henri Mioch.
La défense de Claude Atcher
Contacté par L'Équipe, l'avocat de Claude Atcher, Me Moyne, assure que son client « rejette avec la plus grande fermeté l'intégralité des mises en cause formulées à son endroit. Aucune des accusations portées ne résiste à l'examen des faits, des documents et du contexte décisionnel de l'organisation de la Coupe du monde. »



