La cité judiciaire de Toulon, promise depuis des années, reste au cœur des discussions, mais le tribunal provisoire nécessaire pendant les travaux se fait attendre. Les locaux de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) étaient envisagés après des aménagements, mais ceux-ci tardent à démarrer.
Un projet de 133 millions d'euros toujours en suspens
La future cité judiciaire, d'une superficie de 16 000 mètres carrés, représente un investissement conséquent de 133 millions d'euros. La maire de Toulon, Josée Massi, a déclaré : « C'est l'un des premiers dossiers sur lesquels je me suis attelée à mon arrivée. Fin 2025, nous avons reçu une réponse encourageante. » Un « monsieur prison », Étienne Diot, a été nommé par le garde des Sceaux Gérald Darmanin, mais le dossier avance lentement.
Des travaux à la DDTM qui n'ont pas commencé
Pour assurer la continuité du service public pendant les travaux du palais de justice actuel, l'installation du tribunal judiciaire dans les locaux vides de la DDTM avait été envisagée. Les travaux devaient débuter à l'été 2026, mais rien n'a été entrepris. Josée Massi a affirmé : « Le bâtiment de la DDTM, qui appartient à l'État, a été libéré. Il y a des travaux à réaliser mais pas beaucoup. Toulon mérite une vraie cité judiciaire. Tout est prêt. Il manque juste l'accord, mais c'est en bonne voie. »
Le procureur tempère les espoirs
Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, a nuancé : « Le ministère de la Justice pilote une étude de faisabilité pour un éventuel déménagement temporaire à la DDTM. En cas de déménagement, cela ne pourrait pas se faire avant plusieurs années, car des travaux importants seraient nécessaires. » La future cité judiciaire comptera 425 postes de travail, contre 350 actuellement, mais le calendrier reste flou.
Le ministère confirme les discussions
Le ministère de la Justice a indiqué : « Ce projet de réhabilitation-extension nécessite un relogement transitoire, toujours envisagé sur le site de la DDTM. Le calendrier et le périmètre restent à consolider au regard des enjeux budgétaires. »
Les avocats prudents mais optimistes
Me Julie Archippe, vice-bâtonnière, et Me Olivier Avramo, bâtonnier de Toulon, ont exprimé leur prudence : « On n'a pas de nouvelles fraîches mais on y croit toujours. Le choix de la DDTM est la meilleure option car la plus pratique et sécurisée pour le transfert des détenus. » Me Avramo a ajouté : « En tant que Toulonnais, je ne vois pas d'autre site apportant toutes les garanties nécessaires. »



