Le réalisateur Boris Lojkine exclu de Canal+
Le cinéaste Boris Lojkine, connu pour son film L’Histoire de Souleymane, a révélé avoir été inscrit sur une « liste noire » par le groupe Canal+. Cette information a été dévoilée par le journal Liberation ce 17 mai 2025. Selon les sources, le réalisateur aurait été écarté de toute collaboration avec la chaîne cryptée sans explication claire.
Une décision qui suscite l’émoi
Cette mise à l’écart a provoqué une vive réaction dans le milieu cinématographique. De nombreux professionnels s’inquiètent de cette pratique qui pourrait porter atteinte à la liberté de création. Boris Lojkine a exprimé son incompréhension : « Je ne comprends pas les raisons de cette exclusion. C’est une décision brutale qui remet en question mon travail et mon indépendance. »
Les implications pour le cinéma français
Cet incident soulève des questions sur le pouvoir des grands groupes médiatiques dans le financement et la diffusion des œuvres. Canal+, en tant que producteur et diffuseur majeur, joue un rôle crucial dans le paysage audiovisuel français. Une telle pratique pourrait avoir un effet dissuasif sur les réalisateurs qui abordent des sujets sensibles ou critiques.
- Réactions des syndicats : Plusieurs organisations professionnelles ont condamné cette décision, y voyant une forme de censure.
- Appel à la transparence : Des voix s’élèvent pour demander à Canal+ de clarifier les critères de sélection de ses partenaires.
- Impact sur le pluralisme : La diversité des points de vue dans le cinéma pourrait être menacée si de telles pratiques se généralisent.
Un précédent inquiétant
Ce n’est pas la première fois qu’un réalisateur est écarté par un grand groupe médiatique. En 2023, le documentariste Pierre Carles avait également dénoncé une mise à l’écart similaire. Ces affaires mettent en lumière la fragilité de l’indépendance artistique face aux intérêts économiques et politiques des diffuseurs.
Boris Lojkine, dont le film L’Histoire de Souleymane a été salué par la critique, espère que cette affaire ouvrira un débat nécessaire sur les pratiques des chaînes de télévision. « Le cinéma doit rester un espace de liberté. Nous ne pouvons pas accepter que des décisions opaques viennent entraver la création », a-t-il déclaré.



