Près de 250 personnes ont défilé dans le centre-ville de Nice dimanche à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre les LGBT-phobies. Drapeaux arc-en-ciel et slogans bien sentis ont animé les rues, marquant une mobilisation contre la haine et les discriminations envers les personnes homosexuelles, bisexuelles, transgenres et autres minorités de genre.
Un rassemblement pour rendre visible le combat
Erwann Le Hô, coordinateur du centre LGBTQIA+ Nice Côte d’Azur, a souligné l'importance de cette marche : « Ce rassemblement est important car il est une manière de montrer que nous sommes mobilisés contre ce qui est une réalité : l’augmentation des actes LGBT-phobes, mise en évidence dans les récents rapports du ministère de l’Intérieur et de SOS Homophobie. » Il a ajouté que les raisons de cette hausse sont multiples, notamment le pic de propos condamnables depuis la Manif pour tous (2012-2013) et l'époque post-#MeToo marquée par une montée des discours masculinistes et ultra-conservateurs. « Ce qui est invisible n’existe pas, donc nous devons rendre visibles nos combats », a-t-il insisté.
Un cortège solidaire et festif
Le cortège est parti de la gare Thiers pour rejoindre la place du palais de Justice dans le Vieux-Nice. Les participants ont scandé des slogans en soutien aux personnes persécutées dans les pays qui pénalisent l'homosexualité ou la transsexualité, comme le Sénégal qui a durci sa législation en mars dernier. La marche s'est achevée par un show drag, annonçant une soirée prévue le 29 mai pour les 15 ans du centre LGBTQIA+ Côte d’Azur. Cet événement, à la galerie Neo by VogelARTLab (6 bis, rue Lascaris, à 18 h, entrée dès 6 euros), vise à récolter des fonds pour les actions d'accueil et d'accompagnement des victimes de discriminations, rejet ou violence.
La date symbolique du 17 mai
Le 17 mai a été choisi comme journée mondiale de lutte contre les LGBT-phobies car c'est à cette date, en 1990, que l'Organisation mondiale de la Santé a retiré l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Cette marche niçoise s'inscrit dans un contexte de mobilisation mondiale pour les droits des personnes LGBTQIA+.



