Aurore Bergé juge « sain » le retrait de Morandini de CNews après ses condamnations
Bergé juge « sain » le retrait de Morandini de CNews

Le gouvernement se prononce sur l'affaire Morandini

Le gouvernement a finalement pris position, mardi 10 février 2026, concernant « l'affaire Morandini ». La ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a déclaré juger « sain » le retrait de l'antenne de CNews de l'animateur Jean-Marc Morandini, condamné notamment pour corruption de mineurs.

Le risque de la banalisation des violences sexuelles

« Je pense que c'est sans doute plus sain qu'il ne soit plus à l'antenne, je pense d'abord aux victimes », a réagi Aurore Bergé sur Sud Radio. Elle a souligné que « quand on parle de la question des violences sexuelles, de l'exploitation sexuelle, il ne faut évidemment jamais prendre le risque de la banalisation ».

La ministre a ajouté : « À partir du moment où une condamnation existe, je pense qu'en effet, c'est sain, ne serait-ce que pour les victimes qui n'auront plus à le voir à l'antenne, de prendre cette décision. » Concernant la nature de ce retrait, qui n'est pas une démission formelle, elle a estimé que c'était à « la chaîne d'en tirer toutes les conséquences qui s'imposent ».

Un casier judiciaire chargé pour l'animateur

Sous pression depuis trois semaines, Jean-Marc Morandini a proposé lundi de se « retirer de l'antenne » de CNews. Cette décision fait suite à la polémique liée à son maintien malgré ses condamnations définitives, notamment pour corruption de mineurs. La direction de la chaîne a pris acte de ce retrait immédiat, dont la durée n'a toutefois pas été précisée.

L'animateur a vu, le 14 janvier 2026, la Cour de Cassation rendre définitive sa condamnation pour corruption de mineurs. Cette condamnation concerne des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. Pour ces faits, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis.

Jean-Marc Morandini fait face à une interdiction définitive d'exercer une profession en contact avec des mineurs. De plus, il a renoncé le 22 janvier 2026 à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, ce qui la rend également définitive. Ces éléments juridiques pèsent lourdement dans le débat public sur sa présence médiatique.