Le Comité de liaison biterrois pour l'abolition de la corrida (Colbac) a réagi aux déclarations de Robert Ménard, maire de Béziers, qui doit être désigné président de l’Union des villes taurines françaises (UVTF) le 2 juin prochain. Dans un entretien à Midi Libre, M. Ménard justifie son engagement par la défense de la diversité culturelle et de la liberté, tout en plaidant pour une évolution du règlement taurin.
Une position qualifiée d'obscurantiste
Sophie Maffre-Baugé, présidente du Colbac, dénonce un maire qui « combat surtout ce qui dérange les habitudes du passé, son passé ». Selon elle, Robert Ménard « tente de retenir un monde qui change malgré lui ». L'association estime que « l'obscurantisme commence toujours ainsi, en habillant le refus d’évoluer avec des mots comme “culture”, “identité”, ou “coutume” ».
Le Colbac rappelle que la civilisation avance lorsque l'homme remet en question la violence et la cruauté autrefois considérées comme normales. « S’opposer au progrès moral n’est pas défendre une civilisation », ajoute-t-elle.
Une autre vision de la société
L'association indique continuer à porter une vision alternative : une société capable de remettre en cause les pratiques culturelles cruelles héritées du passé. « C’est cela, le progrès de la civilisation », conclut-elle.
Robert Ménard, seul candidat à la présidence de l'UVTF, entend défendre la tauromachie comme élément du patrimoine culturel français. Les anti-corrida, de leur côté, promettent de poursuivre leur mobilisation pour l'abolition de cette pratique.



