Anna N., la « Mata Hari » franco-russe du Béarn : un réseau d'espionnage au service de Moscou
Alors qu'une menace diffuse plane sur la France depuis le début du conflit en Ukraine, Anna N., une Franco-Russe installée dans le Sud-Ouest, a été interpellée en novembre dernier. Soupçonnée d'espionnage et d'ingérence au profit de Moscou, cette femme, surnommée la « Mata Hari » du Béarn, fait l'objet d'une enquête approfondie de la DGSI. Les investigations visent à reconstituer son parcours et à démanteler son réseau d'influence.
Une activité en ligne sous couvert d'association
Anna N. est active sur les réseaux sociaux via le compte de son association SOS Donbass. Dans une vidéo tournée à Pau, sa ville de résidence, et postée en novembre 2025, elle appelle les « amis de la Russie » à participer à sa campagne d'affichage « La Russie n'est pas mon ennemie ». Cette démarche, apparemment pacifique, masque des activités plus troubles liées à des opérations de renseignement.
Un réseau de fidèles dévoués
Anna N. n'opère pas seule sur le territoire français. Selon les services de renseignements, elle s'est entourée d'un « réseau de fidèles et valeureux combattants à son service », prêts à la seconder dans ses missions. Parmi eux, Vincent P. et Bernard F., qui ont été interrogés par les enquêteurs. Ils la décrivent comme « pilotée et financée par la Russie », ce qui renforce leur respect envers elle.
Le profil de Vincent P., un nationaliste incarcéré
Vincent P., originaire de Corse mais né en 1962 en Seine-Saint-Denis, est actuellement incarcéré après avoir été mis en examen pour des chefs de poursuite similaires à ceux de sa « cheffe ». Il n'a jamais caché ses sentiments nationalistes, ce qui a attiré l'attention des autorités. Son implication souligne l'étendue du réseau et les risques pour la sécurité nationale.
Une enquête en cours face à une menace persistante
La DGSI poursuit ses investigations pour identifier les correspondants russes d'Anna N., dont la plupart restent inconnus. Cette affaire met en lumière les défis de la lutte contre l'ingérence étrangère en France, dans un contexte où, comme le suggère un proverbe attribué à ses soutiens, « plus ça va mal en France, mieux c'est pour nous ». Les révélations continuent de s'accumuler, avec des implications potentielles pour la diplomatie et la sécurité intérieure.



