Alès : un jeune de 23 ans condamné à 5 ans de prison pour trafic de stupéfiants et port d'arme
Alès : 5 ans de prison pour trafic de drogue et port d'arme

Alès : cinq ans de prison pour un trafiquant de stupéfiants armé

Le tribunal correctionnel d'Alès a rendu un verdict sévère mercredi 8 avril 2026 en condamnant un jeune homme de 23 ans à cinq années d'emprisonnement. Enzo, tel est son prénom, comparaissait pour des faits graves de trafic de stupéfiants aggravé par le port d'une arme de catégorie B.

Une interpellation riche en découvertes

L'affaire remonte au 3 avril 2026, lorsque les gendarmes ont interpellé le prévenu à Quissac, dans le Gard. La fouille a révélé un arsenal inquiétant : un long rifle accompagné de six cartouches, mais également une sacoche contenant des substances illicites et une somme d'argent conséquente.

Le contenu de la sacoche était particulièrement éloquent : de la résine de cannabis, de l'herbe de cannabis, de la cocaïne, ainsi qu'une liasse de billets s'élevant à 760 euros. Ces éléments ont immédiatement conduit à son placement en détention provisoire avant son jugement.

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Un casier judiciaire déjà bien chargé

L'audience a mis en lumière le lourd passé judiciaire du jeune homme. Le procureur Abdelkrim Grini a qualifié son historique de "litanie d'infractions", soulignant son statut de récidiviste. Pourtant, Enzo a semblé déconcerté par la procédure, posant à plusieurs reprises des questions sur le déroulement de l'audience.

"Pourquoi y a-t-il des gens que je ne connais pas dans la salle ?" a-t-il demandé à la présidente, avant d'être informé que les audiences correctionnelles sont publiques. Il a ensuite relaté des faits antérieurs graves, notamment l'utilisation de mortiers contre une gendarmerie alors qu'il n'avait que 21 ans.

Une peine ferme annoncée

La décision du tribunal a été sans appel : cinq ans d'emprisonnement avec mandat de dépôt, signifiant son incarcération immédiate. Le jeune homme, visiblement peu familier avec les termes juridiques, a dû demander aux magistrats la signification de "avec mandat de dépôt" avant de retourner en détention.

Dans sa défense, Enzo a plaidé : "Je me suis égaré à ma sortie de prison", reconnaissant ainsi ses difficultés à se réinsérer après une précédente incarcération.

Un autre cas de délinquance routière jugé le même jour

La même audience a également jugé Tristan, un homme de 33 ans, pour des faits de délinquance routière. Interpellé le lundi de Pâques au volant d'un véhicule sans permis et après avoir consommé plusieurs verres de whisky, ce récidiviste a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, avec une peine aménageable.

Son casier judiciaire révélait une condamnation similaire en 2024, confirmant un profil de délinquant routier multirécidiviste.

Ces deux affaires illustrent la sévérité de la justice face aux récidivistes, qu'il s'agisse de trafic de stupéfiants ou de délinquance routière, dans le département du Gard.

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