Affaire Grégory : la grand-tante de l'enfant conteste sa mise en examen pour association de malfaiteurs
Dans un nouveau rebondissement judiciaire de l'affaire Grégory Villemin, Jacqueline Jacob, la grand-tante de l'enfant, a formellement contesté sa mise en examen. Cette mesure, prononcée en octobre 2025 pour « association de malfaiteurs criminelle », fait l'objet de deux requêtes en annulation déposées par ses avocats, selon les informations exclusives de BFMTV.
Les arguments de la défense pour contester la mise en examen
Jacqueline Jacob, suspectée d'être le fameux « corbeau » dans cette affaire criminelle vieille de plusieurs décennies, affirme ne pas avoir pu s'expliquer pleinement lors de l'audition qui a conduit à sa mise en examen. « Je n'ai jamais écrit de lettre. Je n'ai jamais téléphoné. Jamais à personne », avait-elle déclaré avec insistance lors de cette audience cruciale.
Pourtant, le magistrat instructeur a justifié sa décision en s'appuyant sur des analyses graphologiques présentées comme probantes. Ces expertises suggèrent que Jacqueline Jacob aurait bien rédigé certaines des lettres anonymes attribuées au corbeau, une accusation qu'elle a toujours catégoriquement niée.
Une double stratégie juridique pour faire annuler la procédure
Les avocats de Jacqueline Jacob ont adopté une approche juridique à deux volets pour tenter de faire tomber cette mise en examen :
- Première requête : Ils demandent l'annulation pure et simple de la mise en examen, arguant du manque d'opportunité pour leur cliente de se défendre correctement lors de l'audition.
- Deuxième requête : Une demande a été transmise au parquet de Dijon pour faire constater la prescription du dossier, ce qui, si elle était acceptée, mettrait un terme définitif aux poursuites.
Cette double manœuvre illustre la détermination de la défense à contester chaque aspect de la procédure engagée contre Jacqueline Jacob. L'affaire Grégory, qui a traumatisé la France entière dans les années 1980, connaît ainsi un nouvel épisode judiciaire complexe, où les questions de preuves et de procédure restent au cœur des débats.



