Un Ukrainien de 39 ans a été condamné, ce jeudi 21 mai, à trois ans de prison par le tribunal correctionnel de Béziers. Plus de 25 kg de drogue avaient été découverts sous la couchette de son camion plateau, qui remorquait un véhicule accidenté. Les faits remontent au 19 mai, lorsque les douaniers ont contrôlé le camion immatriculé en Ukraine sur l'aire d'autoroute de Florensac, sur l'A9.
Une saisie importante
Lors du contrôle, les douaniers ont trouvé 125 sachets de stupéfiants contenant près de 250 savonnettes de cannabis, pour un poids total de 25,7 kg. La valeur marchande de cette saisie est estimée à 51 000 euros. En outre, quatre téléphones, deux balises GPS et plusieurs cartes Sim ont été saisis dans le camion.
Les explications du prévenu
Le prévenu a expliqué qu'il se rendait à Barcelone pour récupérer un véhicule accidenté et le transporter en Pologne. Un ami lui aurait envoyé un lien pour gagner de l'argent en contactant quelqu'un en Espagne pour transporter de la drogue, avec 5 000 euros à la clé pour les déposer en Lituanie. Il a déclaré : "J'ai agi par stupidité, mes jours sont difficiles dans mon pays depuis la guerre. Je n'aurais pas commis ces actes s'il n'y avait pas eu l'augmentation du prix de l'essence."
La réaction du tribunal
La présidente du tribunal a rétorqué : "C'est un problème mondial, espérons que tout le monde ne transporte pas des stupéfiants à cause de ça." Le représentant du parquet a insisté sur la gravité des faits, soulignant qu'il s'agissait d'une organisation criminelle avec un alibi de transport de voiture accidentée, quatre téléphones, etc. Il a déclaré : "La France est une terre d'accueil des Ukrainiens, mais pas des narcotrafiquants. On parle de 2 000 euros le kilo en valeur marchande, mais à l'Est, c'est revendu quatre fois plus cher."
La défense
Me Cécile Nebot, l'avocate du prévenu, a plaidé : "Il y a un homme brisé par la guerre, déraciné et qui se retrouve avec des dettes à payer en raison du prix de l'essence qui augmente, alors que ses prestations de remorqueur ne bougent pas. Il reconnaît entièrement les faits, il a coopéré. C'est une décision qu'il regrette profondément."
La peine
Outre les trois ans de prison, le tribunal a condamné l'Ukrainien à une amende douanière de 51 000 euros et à une interdiction définitive du territoire français. Toutefois, il a ordonné la restitution du camion plateau, que le prévenu utilise pour son travail.



