Tariq Ramadan : 18 ans de prison requis pour viols, procès par défaut à Paris
18 ans requis contre Tariq Ramadan pour viols à Paris

Tariq Ramadan : 18 ans de réclusion criminelle requis pour viols

L'avocat général a formellement requis, ce mardi 24 mars, une peine de 18 ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'islamologue suisse Tariq Ramadan. L'accusé, âgé de 63 ans, est jugé par défaut et à huis clos par la cour criminelle départementale de Paris pour des viols présumés sur trois femmes, survenus entre 2009 et 2016. Une source judiciaire a confirmé cette requête pénale sévère.

Un mandat d'arrêt et une interdiction du territoire français demandés

Outre la lourde peine d'emprisonnement, le représentant du ministère public a également exigé la délivrance d'un mandat d'arrêt immédiat contre Tariq Ramadan, qui n'a jamais comparu devant la justice française depuis l'ouverture de son procès le 2 mars. L'avocat général a aussi requis une interdiction définitive du territoire français une fois la peine purgée, soulignant ainsi la gravité des faits reprochés.

Une absence controversée et une expertise médicale décisive

Le procès de Tariq Ramadan a débuté dans des conditions particulières. Absent dès la première audience, ses avocats ont justifié cette défection par une hospitalisation à Genève, en Suisse, deux jours auparavant, invoquant une « poussée » de sclérose en plaques. Face à cette situation, la présidente de la cour criminelle, Corinne Goetzmann, a ordonné une expertise médicale confiée à deux neurologues.

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Leur rapport, lu à l'audience le 6 mars, a conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l'islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente ». Les experts ont estimé qu'il pouvait donc comparaître. Sur cette base, la présidente a rejeté la demande de renvoi du procès et décidé de juger Tariq Ramadan par défaut, en huis clos comme le demandait une partie civile.

Le retrait des avocats et une « parodie de justice » dénoncée

Cette décision a provoqué le retrait immédiat des quatre avocats de la défense, qui ont quitté la salle d'audience en dénonçant une « parodie de justice ». Ils estiment ne pas pouvoir défendre leur client dans ces conditions, marquant un vif désaccord avec la procédure engagée.

Les faits reprochés : trois viols entre 2009 et 2016

Tariq Ramadan est jugé pour des viols qui auraient été commis sur trois femmes distinctes :

  • Un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, sur « Christelle » (prénom d'emprunt) à Lyon en octobre 2009.
  • Un viol présumé sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque, à Paris en 2012. C'est sa plainte déposée en octobre 2017 qui a déclenché l'affaire.
  • Un autre viol sur une troisième femme, remontant à 2016.

L'islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour un viol sur une femme, conteste fermement ces nouvelles accusations. Le procès se poursuit dans un climat tendu, avec une requête pénale qui pourrait marquer un tournant judiciaire majeur.

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