Un pistolet sous l'aisselle, un faucon sur la cheville et… des gribouillis derrière le genou. Les tatouages de Rihanna sont aussi célèbres que ses chansons, au point d'être copiés par ses fans dans le monde entier. Cependant, son dernier tatouage pourrait ne pas faire l'unanimité. L'interprète de Diamonds a demandé à son tatoueur préféré, Keith McCurdy alias Bang Bang, de lui graver à vie l'un des gribouillages de son enfant. Une œuvre d'art plus sentimentale qu'esthétique, qui a suscité des réactions mitigées.
Une idée originale qui divise
Sur Instagram, les commentaires fusent. « Les gens qui ont de l'argent ne savent pas quoi en faire », peut-on lire sous le post du tatoueur. « J'aurais attendu qu'ils soient un peu plus grands et qu'ils dessinent un peu différemment », lance un autre. Mais beaucoup trouvent le concept « original ». « C'est trop mignon… Mon objectif, c'est de faire ça quand j'aurai des enfants », s'enthousiasme une abonnée. 20 Minutes a interrogé ses lecteurs sur cette pratique.
Les dessins d'enfants : trésors ou déchets ?
Un trait violet par-ci, un rond par-là, puis d'autres par-dessus… Les dessins d'enfants relèvent plus de l'émotion que de l'art. Si certains lecteurs avouent les jeter au recyclage, la plupart les conservent précieusement. « Je n'ai jamais jeté un seul dessin de mes deux fils, j'en ai des cartons entiers. Ce sont des trésors », confie Sarah, 50 ans. D'autres les transforment en objets de décoration. « Depuis que j'ai trouvé les cadres pour mettre les dessins, je les garde et les superpose », explique Alphonsine, 36 ans.
Transmission et héritage
Pour beaucoup, ces dessins représentent un héritage. Laetitia, mère de deux enfants, raconte : « J'ai gardé les dessins dont ils hériteront plus tard. Ils sont rangés dans le grenier dans des boîtes avec leurs cahiers d'école ». Jacqueline, 80 ans, a offert à ses enfants leurs dessins pour Noël. « Ils en ont été très heureux », dit-elle.
Les conseils d'une psychologue
Léa Didier, psychologue clinicienne, estime qu'il n'y a pas de règles établies. « Si ça nous tient à cœur de les garder, on les garde », dit-elle. Elle met en garde contre la « survalorisation permanente » qui pourrait pousser les enfants à chercher l'approbation à tout prix. L'important est que les enfants soient heureux de dessiner, sans attendre les félicitations.
En conclusion, que vous choisissiez de tatouer un gribouillis ou de les ranger dans une boîte, l'essentiel est de préserver l'émotion et la transmission.



