Umih 47 : le syndicat hôtelier craint un été difficile
Umih 47 : le syndicat hôtelier craint un été difficile

L'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie-restauration, a tenu son assemblée générale ce lundi 11 mai à l'Agora d'Agen. Son président national, Thierry Marx, était l'invité d'honneur, convié par Adrien Pedrazzi, président de l'Umih 47. Les deux hommes étaient en froid il y a quinze mois, mais Thierry Marx a souligné que « plus de choses nous rassemblent que de choses nous divisent ».

Des défis communs pour la profession

Ce qui rassemble, c'est la fragilité d'une profession confrontée à de nouveaux défis et à des concurrences souvent jugées peu loyales. « Nos clients demandent toujours plus de transparence, de qualité, d'authenticité, ce qui est une bonne chose, a déclaré Adrien Pedrazzi. Mais nous devons aussi veiller à ce que les règles soient claires, équitables. »

Le « fait maison » au cœur des préoccupations

Thierry Marx a insisté sur l'importance du « fait maison » : « Énormément d'établissements s'appellent des restaurants sans proposer de cuisine faite maison. Ce n'est pas normal. En termes de gastronomie, nous devrions être numéro 1. Donc ce fait maison, ce n'est pas un gadget pour les chefs. C'est l'idée même de défendre une cuisine d'auteur. Et nous ne défendons pas que le chef étoilé, mais aussi le bistrot de campagne. »

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Une conjoncture inquiétante

Adrien Pedrazzi s'est dit très inquiet pour l'été à venir : « C'est une année d'incertitude, d'anxiété pour nos professionnels. Le chiffre d'affaires baisse dans nos restaurants, les matières premières ont explosé, surtout en ce moment avec la hausse du carburant, il y a les masses salariales, les charges, etc. Je suis très inquiet pour cet été sur le département, si on en revit un comme l'an dernier. »

Des concurrences multiples

Les restaurateurs traditionnels doivent faire face à l'ouverture massive de petits points de restauration rapide et d'énormes hangars de buffet à volonté. « Il faut se réinventer un petit peu, a estimé Adrien Pedrazzi. La restauration traditionnelle est aujourd'hui en PLS, et ça devient très compliqué pour nos petits restaurateurs. À Agen, des restaurants installés comme Al Dente ont tiré le rideau, et les trésoreries sont au plus bas. Le moindre trou dans la raquette peut être catastrophique. »

Plateformes touristiques : une croisade

Thierry Marx a également pourfendu les plateformes de meublés touristiques, contre lesquelles l'Umih est parti en croisade : « Il a fallu convaincre les maires de France qu'ils allaient devenir des animateurs de parcs d'attractions s'ils continuaient à laisser faire. »

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