Juliette Méadel veut faire du bonheur des 0-18 ans une politique de civilisation
Méadel : « Prendre l’enfance comme matrice, une politique de civilisation »

À l'approche des grandes échéances politiques et de la tenue des Etats généraux de l'enfance, l'ancienne ministre Juliette Méadel appelle à un changement profond de doctrine républicaine. Elle détaille sa feuille de route : sortir de la gestion d'urgence pour investir massivement dans la jeunesse, réorganiser l'Etat et bâtir une société de la prévention.

Une « révolution » qui commence par l'enfance

Interrogée par Le Nouvel Obs dans un entretien publié le 28 août 2026, Juliette Méadel, ex-secrétaire d'Etat chargée de l'Aide aux victimes (2016-2017) et ancienne ministre déléguée de la Ville (2024-2025), affirme que « la révolution commence par l'enfance ». Selon elle, l'Etat fonctionne aujourd'hui « comme un service après-vent », une logique qu'elle juge insuffisante face aux défis de la jeunesse.

Pour l'ancienne ministre, il ne s'agit pas de faire de l'enfance « un chapitre budgétaire parmi d'autres », mais bien « le cœur d'un projet de société ». Elle insiste : « Nous devons remettre la société à l'endroit ! » Une formule qui résume son ambition de placer le « bonheur des 0-18 ans » au centre du débat public.

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Vers des Etats généraux de la jeunesse

Juliette Méadel prépare activement des « Etats généraux de la jeunesse », distincts des Etats généraux de l'enfance déjà annoncés. Elle souhaite imposer cette thématique dans le débat présidentiel à venir, convaincue que la prise en charge des plus jeunes doit devenir une priorité nationale.

Sa feuille de route repose sur trois piliers : sortir de la gestion d'urgence, réorganiser l'Etat et bâtir une « société de la prévention ». Elle plaide pour un investissement massif dans la jeunesse, plutôt que des réponses ponctuelles aux crises.

Une « politique de civilisation »

« Prendre l'enfance comme matrice, c'est une véritable politique de civilisation », martèle Juliette Méadel. Cette conviction guide son engagement public, alors qu'elle a occupé des postes sensibles sous deux quinquennats, notamment auprès des victimes et en charge de la politique de la Ville.

L'ancienne ministre espère que ces propositions alimenteront les débats des Etats généraux de l'enfance, dont la tenue est prévue prochainement. Elle appelle les acteurs politiques et associatifs à s'emparer de ce sujet pour construire une politique publique ambitieuse, centrée sur le bien-être des 0-18 ans.

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