Xavier Dupont de Ligonnès toujours vivant ? Un ancien enquêteur dévoile des indices troublants
Près de quinze ans après les meurtres de Nantes, l'ancien enquêteur Gilles Galloux est catégorique : Xavier Dupont de Ligonnès ne se serait pas suicidé en 2011. Dans son livre publié chez Max Milo, il avance plusieurs éléments troublants qui, selon lui, accréditent la thèse d'une cavale minutieusement préparée.
Une dernière apparition qui ne ressemble pas à un suicide
Pour Gilles Galloux, la dernière apparition connue de Xavier Dupont de Ligonnès, filmée le 15 avril 2011 à l'hôtel Formule 1 de Roquebrune-sur-Argens, ne ressemble pas au prélude d'un suicide. Selon Le Parisien, l'ancien policier estime au contraire que tout aurait été orchestré. Spécialiste des enquêtes cyber à l'époque des faits, il affirme aujourd'hui que les traces numériques laissées par le suspect n'étaient pas des erreurs, mais des signaux volontairement disséminés. "Il maîtrisait ses apparitions", assure-t-il. Les connexions internet, les déplacements, les réservations : autant de "petits cailloux" destinés non pas à être retrouvés, mais à égarer les enquêteurs.
Des indices avant et après les crimes
L'ancien enquêteur souligne également des zones d'ombre dans les jours précédant les meurtres. Une chambre d'hôtel réservée à Saint-Nazaire avec la carte bancaire de XDDL la veille des tueries interroge : pourquoi cette réservation ? Pour qui ? Selon lui, c'est "quand on ne sait pas où il est avant et après les meurtres qu'il faut gratter". Autrement dit, les véritables clés ne se situeraient pas dans la scène finale du Var, mais dans les préparatifs invisibles.
La piste américaine
Gilles Galloux avance une hypothèse forte : XDDL aurait quitté la France par avion depuis Nice, possiblement muni de faux papiers. Direction les États-Unis, un pays qu'il connaissait bien et où il aurait pu trouver des soutiens. L'ex-policier affirme avoir repris contact avec d'anciennes connaissances américaines du suspect et évoque même un possible point de chute dans un ranch. Sans preuve formelle, mais avec une conviction intacte : "Je crois qu'il est vivant."
À ce jour, aucune preuve officielle ne confirme la mort de Xavier Dupont de Ligonnès. Mais aucune ne démontre non plus qu'il est en vie. La justice, elle, considère toujours l'homme comme le principal suspect des meurtres de sa famille à Nantes en 2011. Quinze ans plus tard, l'affaire reste l'une des énigmes criminelles les plus fascinantes de France et la thèse d'une cavale internationale continue d'alimenter le débat.



