Une voleuse violemment agressée après son méfait à Agde
Une scène de violence a marqué le centre-ville d'Agde fin février. Une femme, accusée d'avoir dérobé le sac à main d'une passante le 26 février, a été sévèrement frappée par un groupe de jeunes individus. Les agresseurs, qui n'ont pas été interpellés, ont laissé la prévenue dans un état critique, nécessitant une interruption temporaire de travail de trois jours.
Une comparution sous le choc des violences
Lors de sa comparution devant le tribunal de Béziers ce lundi 2 mars, l'accusée présentait des marques évidentes des coups reçus. Son œil droit était violemment poché, l'œil gauche également tuméfié, sa joue enflée et sa bouche déformée. Sa démarche chancelante et sa difficulté à comprendre les questions du président ont frappé l'audience.
Le parquet s'est fermement opposé à une expertise psychiatrique demandée par la défense, soulignant le casier judiciaire chargé de la prévenue avec environ neuf condamnations antérieures et une situation de récidive. La demande de mise sous contrôle judiciaire a été rejetée, conduisant au maintien en détention provisoire.
La défense plaide la vulnérabilité
Me Lucie Debruyne, avocate de la prévenue, a présenté des éléments atténuants lors de l'audience :
- La victime des violences de rue par des jeunes qui n'ont pas été identifiés
- Un grave accident de la route survenu dans sa jeunesse
- Un diagnostic médical indiquant un âge mental équivalent à celui d'un enfant de 5 ans depuis ses 18 ans
- La situation critique de sa mère en fin de vie
"Personne ne l'a aidée lors de l'agression", a insisté l'avocate, plaidant pour une mesure de contrôle judiciaire qui permettrait à sa cliente d'assister sa mère dans ses derniers instants.
Procédure judiciaire en cours
La prévenue, qui a bénéficié d'un délai pour préparer sa défense, sera jugée le 13 avril prochain à Béziers. En attendant cette date, elle reste placée en détention provisoire à Perpignan, le tribunal ayant estimé que les éléments de récidive et son casier judiciaire justifiaient cette mesure.
Cette affaire met en lumière les tensions entre justice institutionnelle et justice populaire, alors que les auteurs des violences n'ont pas été identifiés tandis que la voleuse présumée fait face à la rigueur de la procédure judiciaire.



