Un procès pour le moins singulier s'est tenu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Grasse. Un homme, prénommé Nicolas, était poursuivi pour s'être introduit au domicile de son ex-compagnon, Mathieu, et y avoir dérobé deux sex-toys, une paire de menottes et un pantalon. Les faits remontent au 12 juin 2025, à Valderoure.
Une intrusion précédée de messages
Ce jour-là, Nicolas, qui peinait à accepter la rupture, avait d'abord envoyé de nombreux messages à Mathieu tout au long de la journée. En fin de soirée, ce dernier a réalisé que son ex se trouvait chez lui grâce à la géolocalisation Snapchat. En arrivant sur place, il a découvert Nicolas prostré sur le canapé, visiblement alcoolisé. La porte d'entrée avait été forcée à coups de pied et le meuble de la salle de bains fracturé. Plusieurs objets manquaient à l'appel : deux sex-toys, une paire de menottes et un pantalon.
Les explications du prévenu
À la barre, Nicolas a reconnu les faits tout en minimisant leur portée. « Oui… enfin, certaines affaires étaient à moi de toute façon », a-t-il déclaré. Son ex-compagnon a pris la parole pour relativiser : « Vous savez dans un couple, il y a les affaires de l'un, de l'autre et celles du couple. »
Une relation toxique
Le tribunal a souligné que les deux hommes faisaient l'objet d'une interdiction de contact réciproque. L'avocat de la défense, Maître Jawed Dani, a évoqué « une relation toxique qui dure depuis des années, avec des séparations et des réconciliations ». Ces allers-retours amoureux finissent parfois devant le juge.
Un dénouement inattendu
Interrogé sur sa crainte des réactions de son ex, Mathieu a surpris l'audience : « À l'époque, j'ai porté plainte parce que c'était à qui irait le plus loin pour embêter l'autre. Maintenant on est amis, on se voit de temps en temps, on promène nos chiens. Les animaux se manquaient. » Face à cette situation, le tribunal a prononcé la relaxe de Nicolas.



