Défi extrême : un Toulonnais parcourt la Corse à vélo en 48 heures
Un Toulonnais défie la Corse à vélo en 48 heures

Le 5 mai prochain, Julien Boucher, antiquaire de profession et cycliste amateur passionné, se lancera dans un défi hors norme : parcourir la Corse à vélo, soit environ 750 kilomètres, en seulement 48 heures, sans assistance et en autonomie totale. Un projet qu'il nourrit depuis des années et qui le poussera à ses limites.

Un parcours exigeant

Julien Boucher partira mardi à 6 heures du matin du Cap Corse pour rejoindre Bastia, en bouclant un tour complet de l'île dans le sens des aiguilles d'une montre. Le parcours cumule près de 8 000 mètres de dénivelé positif, avec des routes sinueuses et isolées, parfois plongées dans l'obscurité. « Je vais rouler de jour comme de nuit, sans pause prévue, sauf pour manger rapidement ou en cas de nécessité », explique-t-il.

Un défi mental avant tout

Pour Julien, ce défi est avant tout mental. « C'est 90 % de mental et 10 % de jambes », insiste-t-il. La solitude, la fatigue et l'inconnu constituent les véritables obstacles. Rouler la nuit, gérer une crevaison dans le noir, affronter des portions sans réseau : autant d'épreuves qu'il a anticipées grâce à une préparation minutieuse. « La nuit, c'est ce qui me fait le plus peur », confie-t-il.

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Une préparation réfléchie

Le choix de la Corse n'est pas un hasard. L'île de Beauté est un territoire chargé d'émotion pour Julien, dont la famille y vit. « Je pars de chez eux et j'y reviens. C'est un soutien énorme. Et puis la Corse, c'est la nature, la mer, la montagne, tout ce que je recherche. » Son défi, baptisé « Un tour, une île », a été pensé dans les moindres détails : départ dans le Cap Corse, difficultés au début, portions plus roulantes à la fin. Dans ses sacoches, le strict nécessaire : outils, chambres à air, barres énergétiques, électrolytes, couverture de survie et batteries externes.

Un message de dépassement

Derrière cette performance, Julien souhaite transmettre un message fort : « Je veux montrer que tout est possible quand on ose. Qu'il faut sortir de sa zone de confort, ne pas se fixer de limites. » Cette philosophie est nourrie par son histoire personnelle, notamment le handicap de son père, qui lui rappelle chaque jour la valeur de ce que l'on peut accomplir. « Quand on a la chance de pouvoir le faire, il faut foncer. »

Julien Boucher réalise ce défi seul, par choix, mais il pourra compter sur le soutien moral de sa famille et de ses amis, qui l'appelleront pour l'encourager dans les moments difficiles. Son ami d'enfance, Arnaud Spolti, dirigeant de l'entreprise CDC à La Garde, spécialisée dans le chauffage, le dépannage et la climatisation, l'a également soutenu financièrement et moralement.

Et après ?

Ce premier défi n'est qu'un début. Julien Boucher envisage déjà d'autres aventures, peut-être à l'étranger, toujours sur deux roues. En attendant, il se concentre sur ce tour de Corse, un défi extrême où le mental fera toute la différence.

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