Un vol dans un ancien couvent italien tourne court pour la justice
Dans la région de Trévise, en Italie, trois hommes interpellés en flagrant délit de vol dans un ancien couvent ont finalement échappé à des poursuites pénales pour une raison procédurale inattendue. Les faits se sont déroulés le 8 novembre 2025 dans le bâtiment religieux désaffecté de Pieve del Grappa, propriété de l'Institut des Sœurs Franciscaines Élisabéthaines de Padoue.
Une intervention rapide des carabiniers
Alertés par une alerte, les carabiniers des unités d'Asolo et de Riese Pio X ont surpris les trois individus en train de démonter activement des installations sanitaires. Les suspects avaient déjà réussi à récupérer environ 400 kilogrammes de robinetterie en laiton et d'accessoires de salle de bains, matériel qu'ils destinaient manifestement à la revente sur le marché parallèle. Selon les informations rapportées par le quotidien Corriere del Veneto, la marchandise volée a été intégralement récupérée par les forces de l'ordre et restituée à la communauté religieuse propriétaire des lieux.
Une plainte jugée irrecevable pour vice de forme
Malgré ces éléments matériels accablants et la flagrance du délit, la procédure judiciaire a rapidement été bloquée par une irrégularité concernant le dépôt de la plainte. La religieuse légalement habilitée à agir au nom de l'Institut se trouvait à l'étranger au moment des faits. Elle avait délégué cette démarche à une consœur, mais conformément à une récente réforme de la justice italienne, cette délégation n'a pas été reconnue comme valable par les autorités judiciaires.
La plainte a donc été jugée irrecevable, ce qui a empêché toute poursuite judiciaire à l'encontre des trois suspects pour le vol lui-même. Cette décision met en lumière les complexités procédurales qui peuvent parfois entraver le cours de la justice, même en présence de preuves tangibles.
Une condamnation limitée pour un motif distinct
Seul l'un des trois hommes a finalement été sanctionné, mais pour un motif totalement distinct du vol. Trouvé en possession d'un tournevis utilisé comme arme, il a été condamné à une amende de 4 000 euros dans le cadre d'une procédure simplifiée. Cette sanction reste mineure comparée aux potentielles poursuites pour vol qui ont été écartées.
Un site régulièrement la cible d'activités illégales
Ce n'est malheureusement pas la première fois que ce couvent abandonné attire des activités illégales. En 2022, une importante plantation de cannabis y avait déjà été découverte par les autorités, montrant que le site désaffecté est régulièrement exploité à des fins criminelles. Cette récurrence pose des questions sur la surveillance et la sécurisation de tels bâtiments historiques laissés à l'abandon.



