Viols à l'école de Vic-la-Gardiole : l'enquête s'intensifie pour recenser les victimes
Viols à Vic-la-Gardiole : l'enquête s'étend, les parents sous le choc

Viols à l'école de Vic-la-Gardiole : l'enquête s'intensifie pour recenser les victimes

Une employée de l'école maternelle des Aresquiers, située à Vic-la-Gardiole entre Sète et Montpellier, a été écrouée le 29 juillet à la prison de Nîmes. Âgée de 59 ans, cette Atsem est soupçonnée d'avoir commis des viols et des agressions sexuelles aggravées sur des petits garçons et des petites filles au cours de l'année scolaire, principalement pendant les périodes de sieste.

Une affaire qui s'annonce complexe et étendue

Quatre jours après la révélation de l'arrestation, l'enquête menée par les gendarmes de Castelnau-le-Lez se poursuit de manière active. Les parents d'élèves se trouvent dans un profond désarroi face à ces accusations qui concerneraient une quinzaine d'enfants âgés de trois à cinq ans.

"C'est une affaire qui vient à peine de débuter, et il faut voir comment cela va évoluer. Soit cela va se dégonfler, soit on va déboucher sur quelque chose d'énorme", estime Me Marc Gallix, avocat qui se constitue partie civile pour un couple de parents dont l'enfant était dans la classe de l'Atsem incarcérée.

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Le témoignage poignant d'un enfant

Les enquêteurs spécialisés de la brigade de recherche de Castelnau-le-Lez, formés aux auditions d'enfants victimes de traumatismes sexuels, ont été particulièrement marqués par l'expression utilisée par l'une des petites victimes.

"C'était Madame secret", a déclaré cet enfant de moins de 5 ans, décrivant les gestes de l'Atsem suspectée de pénétrations digitales anales, de masturbations et de fellations sur des petits garçons. Cette expression suggère que la quinquagénaire aurait explicitement demandé aux enfants de garder le silence sur ce qu'elle leur faisait subir.

De nombreuses auditions prévues

Selon les informations disponibles, de très nombreuses auditions de parents d'élèves sont prévues dès cette semaine et tout au long du mois d'août à la gendarmerie de Castelnau-le-Lez. Plusieurs enfants doivent également être entendus selon le protocole Mélanie, qui prévoit des auditions effectuées par des gendarmes spécialisés dans une salle adaptée, avec enregistrement vidéo pour éviter les traumatismes liés à des interrogatoires répétés.

Un bilan provisoire alarmant

Les gendarmes ont déjà établi une liste de 13 faits distincts, comprenant huit viols aggravés et cinq agressions sexuelles. Neuf enfants auraient été victimes de ces actes, tandis que cinq autres victimes potentielles ont été identifiées parmi les 29 enfants avec qui l'Atsem aurait pu être en contact entre le 1er octobre 2024 et le 2 juillet 2025.

Cette situation est susceptible d'évoluer au fur et à mesure que les familles prennent conscience des accusations et interrogent leurs propres enfants.

Les réactions des familles affectées

"Ils sont sous le choc, en colère, et très soucieux de protéger l'anonymat de leur petit. Ils font beaucoup référence à l'affaire d'Outreau, ils ne veulent surtout pas que les enfants puissent être identifiés et que cela les suive toute leur vie", raconte un proche d'un couple de parents de Vic-la-Gardiole.

Un autre parent témoigne : "Ces parents sont très calmes, ils n'ont pas exprimé de sentiment de colère, mais ils ont un besoin de vérité, ils veulent savoir ce qui s'est passé et ce que leur fille a subi. Ils n'en reviennent pas, ils ne s'attendaient pas à ce que leur enfant puisse avoir été en danger dans un cadre scolaire."

Reconstruction du parcours professionnel

Les enquêteurs vont également devoir reconstituer le parcours professionnel complet d'Annie F., qui a été employée pendant une dizaine d'années au sein d'établissements scolaires à Montpellier avant d'obtenir un poste à la rentrée 2024 à Vic-la-Gardiole, où elle était domiciliée depuis longtemps.

La défense de cette Atsem expérimentée, qui ne cachait pas être libertine et chez qui de nombreux objets à caractère sexuel ont été saisis, n'a pas donné suite aux sollicitations pour l'instant. Il est important de rappeler que toute personne reste présumée innocente tant que la justice n'a pas été définitivement rendue.

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Cette affaire traumatisante continue de se développer alors que la communauté éducative et les familles cherchent à comprendre comment de tels actes ont pu se produire au sein d'un établissement scolaire, remettant en question les procédures de recrutement et de surveillance dans les écoles maternelles.