Viol et violences à Thionville : Dusty Hugues jugé pour trois agressions
Violences à Thionville : Dusty Hugues jugé pour trois agressions

Récit d'une soirée tragique à Thionville

Sophie, Claire et Aurélie (les prénoms ont été modifiés) ne se connaissent pas, mais elles partagent une même souffrance et une même peur. Le 19 janvier 2024, alors que la nuit était déjà tombée sur Thionville (Moselle), elles ont croisé le chemin de Dusty Hugues. Ce dernier admet que, sous l'emprise de drogues et d'alcool, il se transforme en « ce monstre, ce fou, qui a fait tant de mal aux victimes ».

Première agression : Sophie dans un parking

À 18 heures, Sophie, qui vient de faire quelques courses, rejoint sa voiture garée rue Général de Castelnau. Alors qu'elle range ses achats sur le siège passager avant, un homme arrive par-derrière et lui met la main sur la bouche pour l'empêcher de crier. « Tais-toi, je veux ta voiture », lui ordonne-t-il, avant de la faire tomber au sol. Voyant qu'elle ne lâche pas les clés de sa C4, il s'assoit à califourchon sur elle, baisse son pantalon et sort son sexe. « Au point où on en est, je peux aller plus loin », lui lance-t-il.

Deuxième agression : Claire violemment frappée

Un peu plus tard, Claire, qui rentre chez elle, est attaquée par le même homme. Il la frappe sauvagement au visage et tente de lui arracher son sac. Elle parvient à s'enfuir mais garde des séquelles physiques et psychologiques importantes.

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Troisième agression : Aurélie victime de viol

Enfin, Aurélie est la cible la plus grave. Dusty Hugues la viole dans une rue sombre, avant de prendre la fuite. Les trois femmes porteront plainte et une enquête rapide permettra d'identifier l'agresseur, un homme sans casier judiciaire mais fortement alcoolisé ce soir-là.

Dusty Hugues face à la justice

Dusty Hugues, 42 ans, est jugé du 13 au 18 mai devant la cour criminelle de la Moselle. Il encourt 20 ans de prison pour viol, vol avec violence et violences aggravées. L'homme, qui ne se souvient de rien, a exprimé des regrets et s'est dit « horrifié » par ses actes. L'avocate des parties civiles souligne la violence inouïe des faits et l'impact durable sur les victimes. Le verdict est attendu le 18 mai.

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