Soupçons d'agressions sexuelles à Montpellier : les parents dénoncent l'opacité
Violences sexuelles à Montpellier : parents en colère contre l'opacité

Un animateur périscolaire a été suspendu après le dépôt d'une plainte en mars dernier pour des soupçons d'agressions sexuelles dans l'école maternelle Jean-de-La-Fontaine à Montpellier. Trois enfants ont été entendus par la Brigade des mineurs de la police, et d'autres élèves figurent dans la procédure. Les parents, informés ce jeudi 25 juin, expriment leur colère face au silence prolongé des autorités.

Une nouvelle qui provoque un séisme chez les parents

Devant l'école du quai du Verdanson, quelques parents attendent leurs enfants à midi, mais l'ambiance est lourde. « Un séisme », confie une mère. « Une véritable bombe », renchérit une autre. Un père parle de « sidération », tandis qu'une mère se dit « étonnée, en colère, angoissée, mais surtout démunie ». Beaucoup avouent ne pas s'y attendre du tout.

Des révélations qui ravivent des souvenirs

Une mère raconte que sa fille se plaignait de brûlures aux parties intimes il y a quelques mois. « Sur le moment je n'y ai pas prêté attention. Mais depuis ce matin, ça m'est revenu comme un boomerang. Je me refais la scène, c'est terrible. » Elle a pris rendez-vous chez son médecin traitant pour faire examiner l'enfant. Elle s'indigne : « Ça fait quatre mois que l'école est au courant. Pourquoi n'avons-nous pas été prévenus avant ? On aurait pu agir, interroger les enfants ou prendre des rendez-vous... »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un animateur écarté mais des parents dans l'incompréhension

Un parent souligne que l'animateur « a immédiatement été écarté. Mais d'un autre côté, la lenteur de la Ville à informer les parents est incompréhensible ». Damien, père d'un enfant de 4 ans, se montre plus calme car son fils fréquente peu les temps périscolaires. « J'ai appris l'affaire par mail ce matin. Je suis sous le choc, très surpris, mais je n'ai que très peu d'informations. » Il ajoute : « Ça fait peur de laisser nos enfants qui sont très vulnérables à cet âge-là. Et la preuve, tout peut se passer. » Il dénonce « quelque chose de très opaque quand ça se produit. Pourtant il faut que la parole se libère, il ne faut pas que ce soit un tabou. »

Des parents qui doivent désormais aborder le sujet avec leurs enfants

Damien explique qu'il va devoir parler de l'affaire avec son enfant. « Avec ma femme, nous avons déjà commencé à éduquer nos enfants sur ce sujet. Il y a quelques mois, il y avait eu une petite histoire avec un élève. Nous avions déjà abordé la question des parties intimes... » Une réunion est prévue lundi prochain avec les parents et la Ville de Montpellier pour faire le point sur la situation.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale