Deux militants d'extrême droite interpellés après des violences racistes à Nice
Violences racistes à Nice : deux militants d'extrême droite arrêtés

Deux militants d'extrême droite présumés ont été interpellés à Nice suite à des violences racistes survenues en marge d'une manifestation organisée par la CGT, le lendemain de l'élection municipale d'Éric Ciotti. Les faits se sont déroulés le 23 mars 2026, place Saint-François, où un rassemblement contre le racisme avait été convoqué par la CGT Spectacle. Alors que les slogans antifas résonnaient, un groupe d'individus vêtus de noir et masqués a pris pour cible deux manifestants qui s'éloignaient de la place, les agressant violemment.

Une enquête liée à une précédente agression

Cette agression fait suite à un autre passage à tabac survenu quelques semaines plus tôt dans le Vieux Nice, également à caractère raciste. Le procureur de la République s'est autosaisi des faits dès le lendemain, avant même le dépôt de plainte. Les investigations menées par la police judiciaire ont permis d'identifier deux suspects : un homme de 21 ans, impliqué dans les deux agressions, et un autre de 24 ans, impliqué uniquement dans celle du 24 mars. Tous deux ont été placés en garde à vue pendant 48 heures.

Saisies d'objets nazis et d'armes

Les perquisitions aux domiciles des suspects ont révélé un arsenal typique de l'extrême droite : poing américain, autocollants liés au groupuscule Aquilae Popularis, drapeau antifa, autocollant en faveur de Quentin Deranque chez le premier ; matraque télescopique, cache-cous avec croix celtique ou mention Aquilae Popularis Nice, t-shirt Jeunesse Lyon populaire, baïonnette, insignes nazis, brassard FFI avec croix de Lorraine, et munitions percutées chez le second.

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Les suspects nient toute affiliation

Malgré ces saisies, les deux hommes nient appartenir à Aquilae Popularis. Le plus jeune se présente comme membre de la Brigade Sud, un club de supporters. Ils reconnaissent avoir été présents sur les lieux des agressions, mais affirment avoir été eux-mêmes victimes de violences. Le parquet de Nice n'a pas été convaincu et a décidé de les déférer devant le tribunal correctionnel. Ils sont poursuivis pour violences aggravées, association de malfaiteurs en vue de violences aggravées, et infractions à la législation sur les armes, selon le procureur Damien Martinelli.

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