Violences périscolaires : une mère témoigne du calvaire subi par ses enfants à Paris
Violences périscolaires : une mère témoigne du calvaire de ses enfants

Un témoignage bouleversant sur les violences en périscolaire

Ce mardi 7 avril 2026, une mère de famille, prénommée Sophie, a pris la parole sur RTL pour décrire l'enfer vécu par ses deux enfants de 3 et 4 ans sur le temps périscolaire à Paris. Son récit intervient alors que la capitale a suspendu 78 animateurs depuis janvier, dont 31 pour suspicion de violences sexuelles.

Des signes alarmants dès octobre 2025

Sophie raconte que les troubles ont commencé en octobre dernier. "Ça a commencé en octobre, et c'est allé de mal en pis", explique-t-elle. Ses enfants présentaient :

  • Des crises nocturnes répétées
  • Des colères sans raison apparente
  • Des problèmes d'énurésie nécessitant jusqu'à trois changements de pyjama par soir

La situation s'est aggravée avec l'apparition de blessures physiques. "La bouche de mon petit garçon a triplé de volume entre le matin et le soir", témoigne la mère, qui s'est heurtée à une minimisation des faits de la part de l'école.

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La révélation du viol et l'omerta institutionnelle

Le déclic survient en janvier 2026 après le visionnage du reportage de Cash Investigation sur l'école Saint-Dominique. "C'est comme si tout le puzzle se remettait en place d'un coup", confie Sophie. Elle organise alors une discussion avec ses enfants :

  1. Attendre leur retour de l'école
  2. S'asseoir ensemble sur le canapé
  3. Les interroger sur ce qui se passe à la cantine

"Ma petite fille m'a tout raconté dont un viol", révèle la mère, décrivant également des violences physiques systématiques et une ambiance de terreur permanente.

Des dysfonctionnements systémiques dénoncés

Sophie découvre avec horreur que des signalements existaient bien avant l'arrivée de ses enfants. Une plainte pour violence sexuelle avait été déposée en mai 2025 contre des animateurs, sans suite. "Tous ces gens-là étaient au courant", accuse-t-elle, dénonçant une omerta organisée où l'association de parents d'élèves aurait été sommée de taire les faits.

Le plan d'action de la mairie de Paris

Face à l'ampleur du scandale, la ville de Paris a pris des mesures :

  • 78 animateurs suspendus depuis début 2026
  • 31 suspensions pour suspicion de violences sexuelles
  • Un plan d'action présenté par le maire Emmanuel Grégoire

Les enfants de Sophie sont désormais scolarisés dans une autre école, hors de la capitale, mais le traumatisme persiste. Ce témoignage soulève des questions cruciales sur la protection des enfants dans les structures périscolaires et la responsabilité des institutions.

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