Violences au tribunal de Grasse : « Je lui ai mis un penalty dans la tête »
Violences au tribunal : « Je lui ai mis un penalty »

Ce mercredi 24 juin, le tribunal correctionnel de Grasse a jugé une affaire de violences ayant suscité l'émoi. Un prévenu, identifié comme Y., a comparu aux côtés d'un ami pour avoir agressé une connaissance à la suite d'une soirée arrosée, probablement par jalousie liée à la relation que la victime entretenait avec l'une des jeunes femmes du groupe.

Des déclarations choquantes à l'audience

Dès son entrée dans la salle d'audience sous escorte, Y. a fait preuve d'une violence verbale inouïe. Il avait déjà hurlé depuis les geôles et frappé les murs pendant que le tribunal jugeait une autre affaire. Interrogé par la présidente Stéphanie Lochon-Dallet sur le regard qu'il porte sur sa propre violence, il a répondu : « Ça serait à refaire, je le referai », laissant le tribunal et son avocate sans voix.

La présidente a rappelé les faits : « La procédure démarre le 24 janvier à 4 h 50 du matin. La police a été appelée par une femme qui hurle dans un immeuble au Cannet. Son compagnon vient d'être agressé. » La victime présentait des fractures au visage, avec 6 jours d'ITT (Incapacité totale de travail) selon le médecin légiste.

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Une violente intrusion au domicile de la victime

Les deux prévenus se sont introduits violemment au domicile de la victime pour la tabasser. Y. a expliqué : « Son père m'avait demandé de ramener R. (la jeune femme) à la maison, alors je suis allé la chercher. » Pour ce faire, il n'a pas hésité à fracasser les portes de l'immeuble puis de l'appartement. Interrogé sur la normalité de son geste, il a répondu : « J'ai pété les plombs », avant d'ajouter : « Je lui ai mis un penalty dans la tête », provoquant la stupéfaction dans la salle.

L'avocate de la partie civile, maître Sandie Ercolani, a précisé : « La relation que mon client a eue avec la jeune femme n'a pas plu à monsieur. Au moment de partir, Y. a vrillé. » Elle a ajouté que la victime vit dans la crainte de croiser à nouveau le prévenu.

Des réquisitions et une condamnation ferme

Le procureur Julien Pronier a souligné : « Il n'a absolument pas compris ce qu'on lui reprochait. S'il y avait un problème, il n'y avait qu'une chose à faire, c'est d'appeler la police. » Il a constaté que le prévenu ne tolère pas la frustration.

Le tribunal a condamné Y. à 18 mois d'emprisonnement avec maintien en détention. Son complice a écopé de 12 mois sous bracelet électronique.

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