Les caravanes installées illégalement dans le bois de la Sine à Vence ont été évacuées mardi 18 août 2026 en fin d'après-midi, après un bras de fer juridique et administratif mené par la maire Anne Sattonnet (Nouvelle Énergie). L'évacuation a eu lieu sous la protection des gendarmes et des policiers municipaux, après la coupure de l'électricité et la menace d'une expulsion par la force publique.
Une réinstallation illégale dans une zone à risque
Lundi 17 août 2026 au soir, trois caravanes des gens du voyage se sont réinstallées sur le même terrain qu'en juillet 2026, dans une zone où tout campement est interdit. Cette parcelle privée est classée rouge au plan de prévention des risques incendie et se trouve dans le bois de la Sine, une zone naturelle. Dès le signalement, la police municipale et la gendarmerie ont été mobilisées.
La maire Anne Sattonnet a immédiatement annoncé son intention de « saisir le procureur de la République et le préfet ». Mardi 18 août au matin, elle a pris un arrêté d'évacuation des caravanes, fixant un ultimatum de vingt-quatre heures. « Faute de quoi, je demandais le concours de la force publique », a-t-elle précisé.
La coupure d'électricité, un tournant décisif
Le terrain occupé étant inconstructible et dépourvu de toute autorisation d'urbanisme, le raccordement au réseau électrique y était irrégulier. La municipalité avait donc sollicité Enedis pour couper le courant. L'intervention a eu lieu mardi 18 août après-midi, suscitant de vives tensions et nécessitant la protection des forces de l'ordre.
Face à cette triple pression – l'arrêté municipal, la coupure de l'électricité et le spectre d'une expulsion – les occupants ont cédé. En fin d'après-midi, les manœuvres d'attelage ont débuté. « À l'heure où je vous parle, ils sont en train de partir », se réjouit Anne Sattonnet.
Des mesures réglementaires en préparation
Afin d'éviter de nouvelles réinstallations, d'autres mesures réglementaires sont en préparation. La maire de Vence reconnaît la complexité de cette lutte procédurale : « On essaie de faire le plus juste possible juridiquement […] et d'avoir une réactivité absolue pour éviter l'enlisement des dossiers. »
Cette évacuation fait suite à l'installation de caravanes le 14 juillet 2026 sur une parcelle privée, dont le propriétaire, membre de la communauté des gens du voyage, était parmi les occupants. Bien que légale sur le plan de la propriété, cette installation était contraire aux règles d'urbanisme et de sécurité incendie. La municipalité espère que ces nouvelles mesures dissuaderont de futurs campements illégaux dans cette zone sensible.



